Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 16:45

 

 

 

 

 

La Blessure des Mots

(recueil de 130 poèmes)

 

 

 

Chers amis lecteurs,

 

Mon livre est en consultation gratuite mais vous pouvez l'acheter au prix modeste de 5 euros.

Par ce geste, vous contribuerez à la valorisation de la création artistique contemporaine. 

 

Merci à tous.

 

Thierry CABOT

 

 

  http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

 

 

 



 

 

 


 

 

 

 


 


 


 


 

 


 


 





 

 

Par Thierry CABOT
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Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 15:00

 



Thierry Cabot, La Blessure des Mots, poèmes. ÉLP éditeur (www.elpediteur.com), 2011

 

Voici, serein, blafard et fier, un puissant recueil de cent trente poèmes versifiés, armaturés, ciselés. La Blessure des Mots est un exercice solidement formulé et indubitablement généreux dans la forme, tout en s’avérant empreint d’une cuisante tristesse intimiste dans le fond. Vieillissement, mort, amours racornis, perte de la foi, futilité du fond des choses, modernité en capilotade, religiosité déchue, métaphysique dérisoire. On sent tous les effluves délétères du bilan de vie et de l’apposition des cachets sur l’huis ligneux d’une époque. Mais c’est quand même un bilan de vie qui chante, qui psalmodie, qui récite en cadence et qui voit, à l’oeil nu, la musique, comme on voit, inexorable, le grain ferme et froid d’une gueuse de fer. La force d’évocation de ces textes est absolument remarquable. Moi, qui mobilise prioritairement la poésie pour peindre et visualiser des miniatures, j’ai senti la vigueur, la solidité, la langueur, liquide et dense, du ressac sensoriel et émotif, quand Cabot m’a ramené au Pays des Plages, en un tout petit matin d’été, sur le port.

 

Un matin d’été sur le port

 

Ayant vaincu la nuit, l'aurore toute molle
Semble un long drap laiteux piqué de veines d'or,
Comme si jusqu'au sein de la blancheur qui dort,
Des fils de diamants tissaient une auréole.

 

Puis vaporeuse et blonde à la pointe du môle,
Tout à coup la nue ivre éclabousse le port
Et le vent secoué d'un magique transport,
Déguste à l'infini la lumière qu'il frôle.

 

Les barques scintillant sur le tapis des eaux,
Avec sublimité, vibrent de chants d'oiseaux ;
Le grand ciel ingénu fait pétiller chaque âme ;

 

Et le soleil toujours plus vaste et glorieux,
Dans la tiédeur marine où se jette sa flamme,
Caresse longuement tous les cœurs et les yeux.

 

Thierry Cabot, et je suis inconditionnellement à ses côté là-dessus, nous confirme, sans ambivalence ni tergiversation, que la poésie versifiée est toujours avec nous, et sublimement vigoureuse. Il cultive l’alexandrin (comme Jacques Brel dans Les Flamingants), le décasyllabique (comme Georges Brassens, dans La chasse aux papillons), l’octosyllabique (comme Raymond Lévesque dans Quand les hommes vivront d’amour), le demi-alexandrin (comme le parolier d’Édith Piaf, dans Milord) et bien d’autres formes versifiées aussi, régulières ou plus irrégulières. Et, oh, il y a de l’indubitable, monumental et pacifié, dans les références poétiques qu’il promeut, en sus, implicitement ou explicitement. Dans le poème Mon panthéon poétique, Thierry Cabot nous aligne en effet le chapelet de ses maîtres: François Villon, Pierre de Ronsard, Alfred de Vigny, Victor Hugo, Gérard de Nerval, Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Émile Nelligan, Guillaume Apollinaire, Paul Valéry, Henri Michaux et René Char. Les ancêtres y sont bel et bien. Ils font puissamment sentir leur présence, à chaque page. N’y voyez surtout pas le triomphalisme rigide d’un académisme fixiste. C’est tout le contraire qui s’impose à nous, au fil de la déclamation qui sonne. C’est triste, c’est cuisant, c’est grandiose, mais nul autre ne sait nous dire comme Thierry Cabot que, de fait, il n’est rien d’éternel et rien de dogmatique.

 

Ah ! Ne savons-nous pas que tout se décompose,
Que l'aube court déjà, tremblante, vers le soir,
Que nous ne respirons jamais la même rose,
Que tout succède à tout et se fond dans le noir ?

 

Paul Laurendeau
juin 2011

 

 

 

 


 

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Par Thierry CABOT
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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 16:40

Mots clés de "La Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité

 

 

 

Ai-je longtemps conduit mes pas sans m'égarer ?

Moi l'enfant des soirs nains, que chaque pierre incise

Et qu'un pauvre idéal étreint jusqu'à pleurer

Devant le sein troublant d'une belle indécise.

 

Comment ! N'aurais-je pas en chemin assez vu

Les âges moutonneux dévorés par l'abîme ?

N'aurais-je pas su voir, chancelant, dépourvu,

L'être qui se défait dans la chair qui s'abîme ?

 

Oh ! j'ai vécu si mal, oui si mal, n'importe où.

Je n'ai jamais connu l'alphabet clair des choses

Ni le vrai ni le faux ni même encore tout

Ce que le rêve attache aux plus infimes causes.

 

J'ai promené mon doute et mon aspect changeant

Sur les débris épars d'on ne sait quel commerce,

A peine moins falot qu'un fétu surnageant

Au coeur de l'onde grise où le bien se disperse.

 

J'ai marché loin, trop loin, en vieil homme épuisé

Sous les nuages lourds des batailles perdues,

Fantôme du hasard, loqueteux, écrasé

Qui tend à l'infini ses deux mains éperdues.

 

Je n'ai rien deviné, je n'ai rien découvert,

Non rien que la tremblante amertume de vivre,

Ayant froid tout l'été, suffoquant tout l'hiver

Et confondant partout le soleil et le givre.

 

 

Poème extrait de "La Blessure des Mots"

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Par Thierry CABOT
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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 16:07

Mots clés de "La Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 

 

 

Depuis les sommets bleus jusqu'aux secrètes plages,

La splendeur elle-même enflamme l'air subtil,

Et comme un fin nectar envolé d'un pistil,

Quelque chose en nous deux prie au-delà des âges.

 

Quelque chose de frais, de suave et d'aimant

Qui va son pur chemin malgré l'heure amnésique,

Où ce que touche l'âme explose de musique,

Où les salves du coeur zèbrent le firmament.

 

Quelque chose à la fois de mûr et de languide

Que l'esprit à lui seul tient encore éveillé,

Et que sur nos mots clairs au ton émerveillé,

L'indicible promène avec des soins de guide.

 

Quelque chose d'occulte et même d'enivrant

Par quoi tout est plus beau, par quoi tout est plus vaste,

Dont le goût si profond nous brûle et nous dévaste,

Et dans lequel se cache un palais murmurant.

 

 

 

Poème extrait de "La Blessure des Mots"

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Par Thierry CABOT
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Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 09:53


Mots clés de " La Blessure des Mots " : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie
d'aujourd'hui, émotion, sensibilité



Les roulis de la joie ensoleillent les dunes.
Le sable qui palpite ourle l'océan pur.
Des goélands rieurs nés des blanches lagunes,
Fendent l'air infini de leurs ailes d'azur.

Sur les vagues, parmi l'écroulement des formes,
Le frisson d'une épaule éclot, délicieux,
Comme si l'onde même aux blonds ressacs énormes
Avait soudain voulu l'offrir à tous les yeux.

Puis un bras fin jaillit, puis une hanche trouble
Puis, envoûtante et lisse, une jambe en satin
Et, sortilège entier, dans une extase double,
Un visage inouï baigné d'un feu lointain.

La lumière plus molle enveloppe la rive.
Chaque homme à sa vue ose atteindre l'insensé.
Elle est belle, elle est jeune et pourtant, ô dérive !
Rôde au fond de son âme un au-delà glacé.



Poème extrait de la " Blessure des Mots "

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Par Thierry CABOT
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Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 14:38

Mots clés de la "Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 

 

Votre souffle a pour moi dont la sève décline

L'ensorceleuse ampleur des jours se fécondant.

O belle que je sais dans toute chose encline

A jeter sur ma route un grand ciel confondant !

 

Les bals miraculeux enlacent vos chevilles,

Le plein amour s'éveille en don halluciné.

Il n'est pas jusqu'au temps qui n'ombre ses aiguilles

Quand l'aurore vous ceint du bonheur d'être né.

 

Déjà le matin nu fait jaillir des flammèches

Au coin de votre tempe aux friselis moqueurs :

Guipure de soleil accrochée à vos mèches

Où roule ingénument un nid d'accroche-coeurs.

 

Splendide, vous semblez comme une reine étrange,

Autour de mes vieux doigts, amonceler sans fin

Tous les joyaux rêvés et cueillis par un ange,

Un ange au bras duquel je n'ai plus soif ni faim.

 

Chacun de vos élans saisit l'âme du monde.

Jeune fille, vos pas rendent les miens plus forts.

Et pendant que la vie au sang chaud nous inonde,

Vous riez... vous riez... à surprendre les morts.

 

 

 

Poème extrait de "la Blessure des Mots"

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Par Thierry CABOT
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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 18:15

Mots clés de "La Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 

 

 

Pour peu que tu sois là, demain ou tout à l'heure

Comme un scintillement écumeux du désir,

Un miel de dahlia rose en automne qu’effleure

Le chant frais d’une main frissonnante à loisir.

 

Pour peu que tu sois là quand le deuil me décime,

Blanche, ineffable et pure et toujours t'élevant

Du sort le plus hideux à la plus neuve cime

Grâce aux mots par lesquels je redeviens vivant.

 

Pour peu que tu sois là, louve aux yeux d'émeraude,

Sous le jeune habit clair des souples amandiers,

Lorsque au bout de mes doigts quelque délice rôde

Et que mon coeur se fond dans tes cils incendiés.

 

Pour peu que tu sois là, magique de silence,

Longue et féline entre le don et l'ingénu,

Tandis que, vaste en nous, un songe ailé s'élance

Avec le charme saint d'un aveu retenu.

 

Pour peu que tu sois là parmi les douces neiges,

L'ample lumière ou les vents qui nous font trembler,

Je n'aurai tel un feu nourri de sortilèges,

Que ton amour infiniment à contempler.

 

 

 

 

Poème extrait de "La Blessure des Mots"

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Par Thierry CABOT
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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 18:14

Mots clés de la Blessure des Mots : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 

 

 

Secoue au moins le vide insultant qui te borne

Avec l'oeil nébuleux d'une revêche nuit.

Ne goûte plus jusqu'à vomir le crachat morne

Du médiocre qu'étouffe une écharpe d'ennui.

 

Hume tes mots, sème ta voix, hisse tes rêves,

Décapite les murs flageolants à moitié,

Et fais encore en magicien des blondes grèves

S'élargir sous ta foi l'horizon tout entier.

 

Que peuvent les corbeaux que la vermine écrase ?

N'es-tu pas né pour vivre et plus noble et plus grand,

Né pour saisir et mordre au sel de toute phrase

Un peu du coeur naïf d'un soleil pénétrant ?

 

N'es-tu pas là, si fort et si plein de toi-même,

Si royalement jeune et constellé d'ardeurs,

Oui tellement chéri par l'immensité même

Qu'un enfant y boirait ses futures splendeurs ?

 

Le monde est vieux, bien sûr, mais l'aube n'a point d'âge.

Les jours sonnent, vêtus comme d'amples secrets.

Au-delà de tes mains, l'heure en vagabondage

Imprime à chaque élan on ne sait quoi de frais.

 

Le beau ciel presque nu teint les eaux rayonnantes.

La mer adamantine a des jeux orgueilleux.

Du fond de leurs clameur, soûles, tourbillonnantes,

Les vagues à l'envi brassent le merveilleux.

 

Vois trembler le matin à la musique neuve

Et vers l'azur égal sangloter les embruns,

Cueille le songe auquel ton infini s'abreuve

Quand, délice d'écume, il jaillit des flots bruns.

 

Oh ! combien il te faut de soifs à ta mesure,

Combien... combien tu veux, libre d'aucun soutien,

Ici toujours, malgré la haine et la brisure,

Déchirer l'habit sale où le vil te retient !

 

Sur les lames, regarde ! Un vol blanc de mouettes

Embrasse l'or liquide au souffle bondissant ;

Car il n'est Miel dont maintes fois tu ne souhaites

Sentir à pleins poumons le goût bouleversant.

 

Plus loin, dans la ferveur capiteuse et la gloire,

Le vent large médite au seuil de l'éternel,

Et la lumière aiguë aux feux de sa mémoire

Rend le monde à son verbe immense et fraternel.

 

O rien ne dit assez l'éclat de ta naissance!

L'onde croule sans fin de chavirants échos.

En toi monte et s'agite une claire puissance

Mêlée à la chaleur des roulis amicaux.

 

Hymnes, fécondité, parfums d'avant déluge,

La mer lave les rocs ; l'air est délicieux.

Va d'une seule haleine y puiser un refuge,

Plein du sang de ton coeur ! plein du cri de tes yeux !

 

 

 Poème extrait de "La Blessure des Mots"

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Par Thierry CABOT
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 15:43


Mots clés de "La Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, sensibilité, émotion.



Splendide, avec les ailes d'autrefois,
Tout m'emplira d'une extase première ;
J'habiterai le son et la lumière
Pour te chérir de somptueuses fois.

Les mots en nous, bénis comme des rois,
Flamberont mieux qu'une rose trémière ;
De ton corps plein, je ferai ma chaumière,
Semant le rêve... auquel sans fin tu crois.

Beaux, éveillés, malgré la nuit dormante,
Moi, l'homme soûl, et toi, la pure amante,
Célèbrerons les vagues du soleil ;

Puis magicien fleuri par ton empreinte,
Je tremperai ma plume au sang vermeil
Dans l'éclair nu de notre chaude étreinte.



Poème extrait de la "Blessure des Mots"

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Par Thierry CABOT
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 11:15


Mots clés de "La Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.



Et si comme une sœur magnifique et troublante,

La foi s’illuminait dans les matins royaux ;
Si les yeux rendus saints par d’infinis joyaux,
Laissaient voir des bontés que nul or ne supplante.

Et si l’égal savoir d’heure en heure accompli,
Mi-songeant, mi-riant, égayait chaque école,
Plus capiteux, plus chaud qu’un feu qui caracole
Et dont l’élève aurait le visage embelli.

Si goulue au soleil, l’enfance à pleines lèvres
Baisait le nid fleuri de la suavité,
Au point que l’homme hier éteint puis dévasté,
En elle tout à coup, sût rallumer ses fièvres.

Et si le tribunal ruisselant de badauds,
Allait faire tonner l’adorable justice
Afin que moi, le faible, au despote je disse :
« Sous le poing de la loi, tu courberas le dos. »

Et si du beau travail cultivé pour lui-même,
Chacun labourait seul les fécondants chemins,
L’étincelle à la joue et la ferveur aux mains,
Clamant de tout son être : « oui, c’est cela que j’aime ! »  

Et si l’amour total jusqu’à nous chavirer
Prodiguait à foison magie et découverte ;
O si face à la joie immensément offerte,
L’amour comme éternel voulait bien demeurer !



Poème extrait de "La Blessure des Mots"

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Par Thierry CABOT
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