Le lecteur trouvera ci-
dessous, dans leur
intégralité, les poèmes
extraits de mon livre
intitulé : "La Blessure des Mots".
Les amateurs d'astrologie peuvent me trouver sur Astrothème Célébrités.
Et si comme une sœur magnifique et
troublante,
La foi s’illuminait dans les matins
royaux ;
Si les yeux rendus saints par d’infinis
joyaux,
Laissaient voir des bontés que nul or ne
supplante.
Et si l’égal savoir d’heure en heure
accompli,
Mi-songeant, mi-riant, égayait chaque
école,
Plus capiteux, plus chaud qu’un feu qui
caracole
Et dont l’élève aurait le visage
embelli.
Si goulue au soleil, l’enfance à pleines
lèvres
Baisait le nid fleuri de la
suavité,
Au point que l’homme hier éteint puis
dévasté,
En elle tout à coup, sût rallumer ses
fièvres.
Et si le tribunal ruisselant de
badauds,
Allait faire tonner l’adorable
justice
Afin que moi, le faible, au despote je
disse :
« Sous le poing de la loi, tu courberas le
dos. »
Et si du beau travail cultivé pour
lui-même,
Chacun labourait seul les fécondants
chemins,
L’étincelle à la joue et la ferveur aux
mains,
Clamant de tout son être : « oui, c’est cela que
j’aime ! »
Et si l’amour total jusqu’à nous
chavirer
Prodiguait à foison magie et
découverte ;
O si face à la joie immensément
offerte,
L’amour comme éternel voulait bien
demeurer !
http://www.limaginaireenlumiere.com
Mots clés de "La Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie
d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.
La pluie et le vent
Sur ton sein vivant
Roulent une eau grise.
Ils sont bien ailleurs,
Les soleils rieurs
Qui te rendaient grise.
A demi noyé,
Le portail mouillé
Puis les grilles mornes
Sifflent à mourir.
On ne voit fleurir
Qu'un sanglot sans bornes.
Sous ton noir chapeau,
L'émail de ta peau
Semble, deuil immense,
Pâle se figer,
Seul, comme étranger
A toute romance.
C'est déjà l'oubli.
Le jardin sali
Hèle en vain ses roses.
Et toi, que dis-tu ?
Pleine du têtu
Couperet des choses.
Poème extrait de "La Blessure des Mots"
retenu pour une deuxième édition en préparation
http://www.des-instantanes.blogspot.com
Mots clés de " La Blessure des Mots " : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth,
poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.
La douleur le cisaille, infecte et venimeuse.
Une écharpe d'acier lui bande le cerveau.
Son amour né si pur dans le lit de la Meuse
A fini quelque part au fond du caniveau.
Et tandis qu'au dehors échevelant les herbes,
Décembre voit gémir la pauvre allée en pleurs,
Voilà que devant lui, baignés d'éclats superbes,
S'éveillent peu à peu des verbes cajoleurs.
Sur le clavier, les mots, tous les mots prennent forme.
Google à pleines mains d'un geste consolant,
Lui fait goûter et boire, irrésistible, énorme,
Une mer où noyer son inlassable élan.
Au son vertigineux des touches en furie,
Le rêve se déplace, offert de toutes parts.
L'écran multiplié, tourbillon et féerie,
Semble à chaque fenêtre ailer d'autres départs.
Il n'a plus mal... il vole, il s'échappe sans cesse,
Il capture des yeux au moins cent mille jours.
Et le web à la fin évoque une princesse
Dont, comme ensorceleur, l'aspect change toujours.
Poème extrait de " La Blessure des Mots "
deuxième édition en préparation
http://www.zazecritoire.unblog.fr/
Mots clés de " La Blessure des Mots " : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth,
poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.
Ayant vaincu la nuit, l'aurore toute molle
Semble un long drap laiteux piqué de veines d'or,
Comme si jusqu'au sein de la blancheur qui dort,
Des fils de diamants tissaient une auréole.
Puis vaporeuse et blonde à la pointe du môle,
Tout à coup la nue ivre éclabousse le port
Et le vent secoué d'un magique transport,
Déguste à l'infini la lumière qu'il frôle.
Les barques scintillant sur le tapis des eaux,
Avec sublimité, vibrent de chants d'oiseaux ;
Le grand ciel ingénu fait pétiller chaque âme ;
Et le soleil toujours plus vaste et glorieux,
Dans la tiédeur marine où se jette sa flamme,
Caresse longuement tous les coeurs et les yeux.
Poème extrait de " La Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition en préparation
http://www.jepeinslepassage.lenep.com
Mots clés de " La Blessure des Mots " : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie
d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.
Qui blesse... et blesse encore avec des mots de pierre
L'espoir tenu fiévreux aux plis d'une paupière ?
Quelle plaie en sommeil hante les buissons fous ?
L'homme aux abois, comme aliéné, sans garde-fous,
Chemine en claudiquant à travers sa nuit rêche
Et le temps affamé qui toujours mieux l'ébrèche,
Bien avant que sur lui les vers se soient jetés,
En fait un vase aigri geignant de tous côtés.
Mais là... mais là, prodigieuses ou difformes,
La vie à peine éteinte éclot sous d'autres formes ;
Là chaque infime goutte apprivoise le sol ;
Oui partout le blé mûr et le chaud tournesol
Allongent leur éclat vers le ciel impavide ;
Déjà, prêt à jaillir, un germe naît du vide ;
En sorte que malgré son injure au vivant,
Pour celui-ci, la mort n'est rien qu'un peu de vent.
Hélas ! dans l'âpre monde où le deuil le rend blême,
L'homme éternellement veut demeurer le même
Et sourd face à la marche aveugle des matins,
N'entend que ses désirs louches et byzantins.
Frêle atome englouti par la nature inique,
Il se juge, il se croit à tout jamais unique
Car au fond quelquefois du plus terrible adieu,
Il voit s'illuminer le visage de Dieu.
Poème extrait de " La Blessure des Mots "
deuxième édition en préparation
http://www.incapable.fr
Conjugaison et définition des verbes
Mots clés de " La Blessure des Mots " : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui,
sensibilité, émotion
Déjà rien ne sait plus le toucher ni l'atteindre.
Mai, dépouillé de tout, n'est que l'ombre de mai.
En lui suffoque un mal qui ne veut pas s'éteindre
Et colore de sang le rêve qu'il aimait.
Perfide cauchemar d'une lutte sans âge !
Chaque heure le flagelle avec des hoquets sourds.
Dans l'enfer nauséeux, il n'a plus de visage,
Et ses bras fatigués abominent les jours.
Au bord d'un toit, pas même une humble roucoulade.
Pas même un vol. Tout semble à jamais se flétrir.
Les poumons nus, l'haleine rauque, il est malade,
Oh ! tellement malade et seul... qu'il va mourir.
Poème extrait de " La Blessure des Mots
"
deuxième édition en
préparation