Chers amis lecteurs,
Je vous invite à découvrir mon oeuvre poétique intitulée " La Blessure des Mots " dans laquelle je me suis efforcé de donner le meilleur de moi-même.
Puisse-t-elle trouver le chemin de votre coeur !
Thierry CABOT
Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.
François Villon
Du fond des temps, Villon, comme une pure cime ;
Foi sourde, chaude haleine au grand souffle attristé,
Prêtre de l'au-delà, voyou lâche et sublime
Terrifiant et sanglotant d'humanité.
Pierre de Ronsard
Sous ta plume, Ronsard, monte en un bleu sourire
Le suc des matins frais succulents de couleurs.
Dans l'orgueil de tes mots, une belle se mire
Et célèbre à la fois ton génie et ses fleurs.
Alfred de Vigny
Délicieux Vigny qui d'un vaste poème
Sut tisser la lumière à laquelle on rêva :
Silences murmurés, frisson d'écho suprême,
Prodiges soupirés à la lèvre d'Eva.
Victor Hugo
Ton sang herculéen fait trembler nos limites ;
Hugo, satan céleste, âme en deuil, pâtre nu,
Hugo, soleil énorme éclaboussé de mythes,
Qui sculpte l'innommable et cueille l'ingénu.
Gérard de Nerval
Des flots denses nimbés de magie et de moire
Polissent ta voix pleine aux suaves grandeurs.
Nerval, pionnier d'un monde entre songe et mémoire,
Dont nul n'a jusque-là retrouvé les splendeurs.
Charles Baudelaire
Au drapé de ton style orageux et solaire,
Tes cris ont la langueur des ciels qui se défont.
Avons-nous assez dit qu'en toi seul, Baudelaire,
Saigne le plus terrible et sourd le plus profond ?
Stéphane Mallarmé
L'énigme ciselée en des bijoux d'absence
Parachève ton sacre, ô lisse Mallarmé !
Blanc sortilège éclos d'un gouffre d'impuissance !
Tel est l'art pour lequel tu fus si bien armé.
Paul Verlaine
Salué par les dieux, tu fais couler, Verlaine,
Toute une aube perlante exquise à contre-jour.
Tes vers semblent jaillir d'un écheveau de laine
Pour chatouiller nos coeurs de friselis d'amour.
Arthur Rimbaud
Stupidement noyé sous de vilaines gloses,
Te revoilà giflant les scribes ennuyeux ;
Rimbaud qu'un feu vital agite au pouls des choses
Et dont le verbe court plus vite que nos yeux.
Guillaume Apollinaire
Apollinaire, toi ! le magique, le tendre
Chez qui flotte une plainte et pleurent des aveux ;
D'une eau fugace à Lou, combien l'on peut entendre
Une onde mélodique éternelle à nos voeux !
Paul Valéry
A quel chimiste aigu, plein de trouble finesse,
Doit-on ces joyaux clairs où se mêlent, si purs,
Des mots fluides et chauds élus pour leur jeunesse
Et l'adorable choc de pépites d'azurs ?
Henri Michaux
Michaux que tout excède et que rien ne censure ;
Métaphysique laboureur se flagellant ;
Héros teigneux pressé de fouiller sa blessure ;
Père d'un " Plume " idiot, lunaire et stimulant.
René Char
Tu fais gronder sans peine avec ta flèche ultime
Le scalpel de la foudre et le cri du chacal.
Icône fulgurant ! coup de poing dans l'abîme !
Char tellement fécond et si peu musical.
Poème extrait de " La Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition
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Reposons-nous ; la lune étreint nos ombres lisses.
Des halos vont baignant le seuil chaud des manoirs.
Pendant que je t'effleure, en moi toujours tu glisses
Le lancinant velours de tes vastes yeux noirs.
Je n'entends que ton nom sur mes lèvres complices
Comme un diamant clair taillé pour cent miroirs,
Ton nom seul dont les plus musicales délices
Ont déjà su combler bien des soirs... et des soirs.
Duo vertigineux au parfum de jacinthe !
L'espace rêve en nous telle une fièvre sainte
Et l'ondoyante brise étend son voile aimé ;
Tandis que, sensuelle, avec tes mots de reine,
Tu sèmes dans mon coeur mille fois sublimé,
Les éclats d'une voix frôleuse et souveraine.
Poème extrait de " La Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition


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Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.
L'automne jeune et beau dans les plaines arides,
Vibrait ingénument de ses feux redoublés ;
Tes longs cheveux blanchis, en flots amoncelés,
Mangeaient ton clair visage aux lumineuses rides.
Et je te voyais là, doux fantôme incertain
Contemplant sur mon front une ou deux mèches grises,
Et je sentais sur moi tes prunelles éprises
Qui semblaient repousser quelque démon lointain.
Vingt ans avaient coulé, perfides comme une onde,
Vingt ans de vain tumulte et de lits captieux
Où le temps avait mis de l'eau trouble en tes yeux
Et dans les miens l'amère inanité du monde.
J'étais le confident, le complice autrefois
Bien que dix mille jours fissent de toi l'aînée ;
Nous avions souvent eu la lèvre illuminée
Par des tableaux profonds et rieurs à la fois.
Cependant le vent tiède échevelait nos têtes ;
Tes fines mains déjà frissonnaient en fuyant ;
Dehors tout s'animait ; le soleil bienveillant
Faisait avec éclat de nouvelles conquêtes.
Et sans même un regard et le coeur affamé,
D'une tremblante voix d'où montait une plainte,
Tu murmuras longtemps, vieille, la face éteinte :
" Oui, je t'ai bien aimé, bien aimé, bien aimé... "
Poème extrait de " La Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition en préparation



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