Vendredi 8 mai 2009


Mots clés de " La Blessure des Mots " : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, sensibilité, émotion



Déjà rien ne sait plus le toucher ni l'atteindre.
Mai, dépouillé de tout, n'est que l'ombre de mai.
En lui suffoque un mal qui ne veut pas s'éteindre
Et colore de sang le rêve qu'il aimait.

Perfide cauchemar d'une lutte sans âge !
Chaque heure le flagelle avec des hoquets sourds.
Dans l'enfer nauséeux, il n'a plus de visage,
Et ses bras fatigués abominent les jours.

Au bord d'un toit, pas même une humble roucoulade.
Pas même un vol. Tout semble à jamais se flétrir.
Les poumons nus, l'haleine rauque, il est malade,
Oh ! tellement malade et seul... qu'il va mourir.

 

 


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

deuxième édition en préparation


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Par Thierry CABOT
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Samedi 25 avril 2009

Mots clés de " La Blessure des Mots " :  lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Dans le jour atone,
De quoi suis-je fait ?
Mon pas se défait.
Chaque bruit m'étonne.

Sur moi des regards
Fondent en volutes,
Et mes vieilles luttes
Ont les yeux hagards.

O louche malaise
Au glacis d'airain,
Où le coeur n'étreint
Qu'un manteau de glaise !

Je ne sais qui ment.
L'aube va, muette.
Ma peureuse tête
Saigne obscurément.

Quoi, mais quoi comprendre ?
Tout est si diffus,
Et ce que je fus
N'est pas même à prendre.



Poème extrait de " La Blessure des Mots "
deuxième édition en préparation

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Par Thierry CABOT
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Jeudi 19 mars 2009

Mots clés de la " Blessure des Mots " : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.



Est-il un chemin tiède, une harpe, une voile
Que las, je puisse encore invoquer dans le soir,
Un pauvre coin de ciel qui remue et s'étoile
Et voit d'un coup fleurir le chaos le plus noir ?

Est-il sur mon sommeil agité quelque amante
A l'haleine limpide insufflant toute paix,
Une ébauche de feu sous l'écume dormante,
Un frôlement de cil au fond du mal épais ?

Est-il bien loin des flaques troubles et des haines,

Comme une brise neuve emmêlée à l'azur,

Un clapotis soyeux d'adorables fontaines

Au bord desquelles rit la main d'un enfant pur ?...


Mais non ! mais non ! rien n'a bougé que la vie aigre.

Les crapauds et les loups ont saccagé mon or ;

Et tout jusqu'à la foi, hurle et se désintègre

Au glas des mots salis et de l'horizon mort.



Poème extrait de " La Blessure des Mots "

retenu pour une deuxième édition



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Par Thierry CABOT
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Samedi 7 février 2009

Mots clés de " La Blessure des Mots : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité

 



C'est elle qu'en sanglots le vieux monde estropié,
Dans le soir comateux, hisse comme un emblème,
Elle qui fouettant la solitude blême,
Sait de tout mot conquis faire son marchepied.

Au-delà du sommeil lâche et trouble des choses,
Elle se tient debout au coin de chaque peur,
Debout face à la nuit, la haine ou la stupeur
Et jeune à dévorer cent millions de roses.

Elle est le riche miel que l'homme obscur attend,
L'haleine d'un secret, la houle d'un instant
Et le cantique où bat la chair d'une voix tiède.

Elle est enfin l'amour jamais anéanti
Dont jusqu'au bout du coeur, la flamme nous obsède,
L'amour si grand que le ciel en devient petit.



Poème extrait de " La Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition




Par Thierry CABOT
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Samedi 10 janvier 2009

Mots clés de la " Blessure des Mots " : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.



Mon coeur est là, mêlé de neige ;
Des larmes blessent l'horizon ;
Et je n'ai plus d'autre saison 
Que le néant sourd qui m'assiège.

Le vent belliqueux sous le froid,
Semble engloutir ma nuque tendre
Dans le givre où se fait entendre
L'amère écume de l'effroi.

Quel soleil geint parmi les ombres ?
Croulant comme un bateau sans mâts,
Je m'abîme au sein du frimas,
Exténué de rêves sombres.

Oh ! janvier seul a le pouvoir ;
L'infini glacé rend tout vague,
Et je sanglote... je divague
Au point de ne plus rien savoir.


Poème extrait de la " Blessure des Mots "
ret
enu pour une deuxième édition en préparation. 


http://www.universfemmes.com





Par Thierry CABOT
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Dimanche 21 décembre 2008


Mots clés de " La Blessure des Mots " : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité



Sur le quai fauve et noir empli de moiteurs sales,
Les âges se défont au rythme aigu des trains...
Voici longtemps. Peut-être en mai. Comme en rafales,
Des houles de joie ivre incendiaient mes reins.

J'avais les yeux ravis et comblés de l'enfance.
La magie à ma lèvre où fusait le bonheur,
Inondait le ciel chaud d'un rêve sans défense
Plus naïvement clair que l'envol d'une fleur.

La gare en fièvre s'agitait à perdre haleine ;
Le vent soûl balayait le matin finissant,
Et tout à coup je vis, dans un souffle de laine,
Sourire jusqu'à moi ton pas resplendissant.

Mes bras tendus au point de soulever le monde,
Capturèrent le baume ailé de tes cheveux
Alors que, titubante au bout d'un soir immonde,
Une vieille passait, les doigts fous et nerveux.


Nous étions le miroir béni de toute chose ;
Les chatoiements de l'heure embellissaient nos mains.
Irréelle et chantant, la fière ville rose
Alignait ses toits purs et ses féconds chemins.
 

O couple aveugle au temps dont saigne l'ombre infâme !
Ta jeunesse coulait en lumineux accords,
Et nul regard ne vint arracher cette femme
Au néant qui bientôt lui mangerait le corps...

 

Le même quai... plus tard, sans que tu me revoies.
Déjà rien que l'infime écume d'un grand jour,
A peine un blanc fantôme errant le long des voies
Tandis que, chargé d'ans, je titube à mon tour.

Ton image que seule a noyé l'amertume,
Est une eau pâle et trouble égarée en mes yeux,
Un murmure de soie enfoui sous la brume,
Une âme frissonnante au bord de vagues cieux.

Et le limon obscur des mois et des années
A glacé mon visage et fendillé mon cou ;
Si parfois j'ai bu tant d'espérances bien nées,
J'ai vingt fois du destin essuyé le vil coup.

Or là comme jadis, la foule bourdonnnante
Gronde avec l'appétit d'un long fleuve qui croît ;
Comme jadis, au loin, charmeuse et fascinante,
Toulouse rit toujours dans le beau soleil roi.

Affaibli par cent maux où l'enfer se dessine,
Je longe le vieux quai plein de moites relents
Quand devant moi soudain, ô brûlure assassine !
Pareil au nôtre, un couple unit ses voeux tremblants.

Il ne me connaît pas. Les trains vont, à la file.
Une brise d'amour me flagelle et me mord.
Et vaincu, las de tout, pauvre chose débile,
Je m'abats sur le sol en épousant la mort.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition en préparation



http://www.zazecritoire.unblog.fr/



Par Thierry CABOT
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Samedi 23 août 2008







Chers amis lecteurs,

J'ai le plaisir, en toute simplicité, de vous faire connaître mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots " dans laquelle je me suis efforcé de donner le meilleur de moi-même.
Puisse-t-elle trouver le chemin de votre coeur !

Thierry CABOT



http://www.annuaire-du-net.net/Poesie-217.html

Par Thierry CABOT
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Samedi 23 août 2008


Mots clés de " La  Blessure des Mots " : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.



Tu viendras, je le sais, ma pure sentinelle,
Côtoyer ce que l'âme a de plus chavirant ;
Nos mains fines auront des éclats soupirant
Comme un baiser de feu dans une aube éternelle.

Le monde ne verra que ta chaude prunelle ;
L'espace immaculé semblera transparent ;
Vers le matin fécond redevenu plus grand,
Je m'élancerai loin, tel un dieu sous ton aile.

Des chapelets de rêve, amples, vertigineux,
Enlaceront nos coeurs de millions de noeuds ;
En toi, le ciel ému fera choir les étoiles ;

Et jusqu'au fond du temps cajolé par le jour,
Nous irons d'un vol saint, allégés de tous voiles,
Intensément mourir du sang de notre amour.



Poème extrait de " La Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition en préparation



 

annuaire féminin




Par Thierry CABOT
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Dimanche 10 août 2008

Mots clés clés de " La Blessure des Mots " : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité



Dès le berceau, ma langue au chatouillis d'eau claire,
Fine, élégante et souple avec des mots confits
Et qui, s'émerveillant dans la voix d'une mère,
Fit s'élever en moi de somptueux défis ;

Toujours sensible au coeur, ma langue bue à même
Le cristal ingénu d'adorables chansons,
Ma langue intime et forte et si géante même
Que je semblais plus grand, subjugué par tes sons ;

A l'égal d'un chef-d'oeuvre ennobli page à page,
Face au maître d'école habile à t'honorer,
Ma douce langue, tel un pur bouquet sans âge
Où toute l'âme en fleurs se laissait respirer ;

O ma langue brûlante aux yeux de messagère
Dont frissonne l'écho sur chaque homme ébloui !
Au chant de ta syntaxe orgueilleuse et légère,
Les peuples enchaînés rêvèrent l'inouï ;

Amoureusement lue, infiniment apprise,
Ma langue haute en grâce et belle en dons joyeux,
A la clarté suave, à l'euphonie exquise
Et grisée ô combien ! de tours délicieux ;

Toi ma langue si libre au-delà de tes fleuves,
Marquée au souffle chaud des hymnes caressants,
Et chez qui l'étranger empli de notes neuves
Enlace le lexique à travers mille accents ;

Oui ma langue jaillie en fontaines de soie,
Délectable et limpide ainsi qu'un angelot !
Ma langue lisse comme une onde qui flamboie
Et dont maints grands auteurs ont enrichi le flot...

____________________________________________


Ah ! que demain jamais rien de laid ne t'advienne !
Que rien ne puisse un jour te vaincre ou te ternir !
Ma langue à la fois tendre, affable et magicienne,
Ma langue sidérale énorme d'avenir.

Que pour des temps fameux, ton prestige demeure !
Qu'à lui seul ton génie allège un peu nos maux !
O ma langue où longtemps j'ai fixé ma demeure !
Ma langue où je mourrai, plein du ciel de tes mots.


Poème extrait de la " Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition en préparation




http://ichalumeau.free.fr/
Par Thierry CABOT
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Mardi 8 juillet 2008

Mots clés de " La Blessure des Mots " : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie
d'aujourd'hui, émotion, sensibilité




Les roulis de la joie ensoleillent les dunes.
Le sable qui palpite ourle l'océan pur.
Des goélands rieurs nés des blanches lagunes,
Fendent l'air infini de leurs ailes d'azur.

Sur les vagues, parmi l'écroulement des formes,
Le frisson d'une épaule éclot, délicieux,
Comme si l'onde même aux blonds ressacs énormes
Avait soudain voulu l'offrir à tous les yeux.

Puis un bras fin jaillit, puis une hanche trouble
Puis, envoûtante et lisse, une jambe en satin
Et, sortilège entier, dans une extase double,
Un visage inouï baigné d'un feu lointain.

La lumière plus molle enveloppe la rive.
Chaque homme à sa vue ose atteindre l'insensé.
Elle est belle, elle est jeune et pourtant, ô dérive !
Rôde au fond de son âme un au-delà glacé.



Poème extraits de la " Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition en préparation



http://orion.annuaire.free.fr
Par Thierry CABOT
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