Dimanche 27 avril 2008

Chers amis lecteurs,



Je vous invite à découvrir mon oeuvre poétique intitulée " La Blessure des Mots " dans laquelle je me suis efforcé de donner le meilleur de moi-même.
Puisse-t-elle trouver le chemin de votre coeur !

Thierry CABOT
par Thierry CABOT
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Dimanche 27 avril 2008

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.



François Villon

Du fond des temps, Villon, comme une pure cime ;
Foi sourde, chaude haleine au grand souffle attristé,
Prêtre de l'au-delà, voyou lâche et sublime
Terrifiant et sanglotant d'humanité.

Pierre de Ronsard

Sous ta plume, Ronsard, monte en un bleu sourire
Le suc des matins frais succulents de couleurs.
Dans l'orgueil de tes mots, une belle se mire
Et célèbre à la fois ton génie et ses fleurs.

Alfred de Vigny   

Délicieux Vigny qui d'un vaste poème
Sut tisser la lumière à laquelle on rêva :
Silences murmurés, frisson d'écho suprême,
Prodiges soupirés à la lèvre d'Eva.

Victor Hugo

Ton sang herculéen fait trembler nos limites ;
Hugo, satan céleste, âme en deuil, pâtre nu,
Hugo, soleil énorme éclaboussé de mythes,
Qui sculpte l'innommable et cueille l'ingénu.

Gérard de Nerval

Des flots denses nimbés de magie et de moire
Polissent ta voix pleine aux suaves grandeurs.
Nerval, pionnier d'un monde entre songe et mémoire,
Dont nul n'a jusque-là retrouvé les splendeurs.

Charles Baudelaire

Au drapé de ton style orageux et solaire,
Tes cris ont la langueur des ciels qui se défont.
Avons-nous assez dit qu'en toi seul, Baudelaire,
Saigne le plus terrible et sourd le plus profond ?

Stéphane Mallarmé

L'énigme ciselée en des bijoux d'absence
Parachève ton sacre, ô lisse Mallarmé !
Blanc sortilège éclos d'un gouffre d'impuissance !
Tel est l'art pour lequel tu fus si bien armé.

Paul Verlaine

Salué par les dieux, tu fais couler, Verlaine,
Toute une aube perlante exquise à contre-jour.
Tes vers semblent jaillir d'un écheveau de laine
Pour chatouiller nos coeurs de friselis d'amour.

Arthur Rimbaud

Stupidement noyé sous de vilaines gloses,
Te revoilà giflant les scribes ennuyeux ;
Rimbaud qu'un feu vital agite au pouls des choses
Et dont le verbe court plus vite que nos yeux.

Guillaume Apollinaire

Apollinaire, toi ! le magique, le tendre
Chez qui flotte une plainte et pleurent des aveux ;
D'une eau fugace à Lou, combien l'on peut entendre
Une onde mélodique éternelle à nos voeux !

Paul Valéry

A quel chimiste aigu, plein de trouble finesse,
Doit-on ces joyaux clairs où se mêlent, si purs,
Des mots fluides et chauds élus pour leur jeunesse
Et l'adorable choc de pépites d'azurs ?

Henri Michaux

Michaux que tout excède et que rien ne censure ;
Métaphysique laboureur se flagellant ;
Héros teigneux pressé de fouiller sa blessure ;
Père d'un " Plume " idiot, lunaire et stimulant.

René Char

Tu fais gronder sans peine avec ta flèche ultime
Le scalpel de la foudre et le cri du chacal.
Icône fulgurant ! coup de poing dans l'abîme !
Char tellement fécond et si peu musical. 




Poème extrait de " La Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition




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Dimanche 10 février 2008
Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Mon îlot de feu clair, mon nid, mon amoureuse,
Depuis quand n'ai-je plus dans ton riche cou blanc
Enseveli ma tête orpheline et fiévreuse
Et d'un bien sans égal épousé tout l'élan ?

L'hiver a déjà mis son lourd sanglot de givre ;
Les violons brisés ont suspendu leurs voix ;
Sur la glace, je vais toujours comme un homme ivre,
Déchiré par les yeux que sans fin je revois.

Où cours-tu donc, lascive, avec ta bouche fière
Où je cueillais, hier, le sel de ton baiser ?
Hier, non, mais plutôt bien des mois en arrière
Car le temps n'est pour moi qu'un poignard aiguisé.

Mon Dieu ! puis-je souffrir qu'à jamais tu deviennes
Cette belle inconnue à qui je disais : " nous " ?
Puis-je abandonner là nos étreintes anciennes
Et piétiner les fleurs encombrant tes genoux ?

Mon supplice, ma faux, ma louve dévoreuse,
Oh ! pardon, j'ai trop mal, j'ai trop mal en ce jour.
Dans ma poitrine folle, une blessure creuse
La tombe où saigneront mille bouquets d'amour. 



Poème extrait de " La Blessure des Mots ".
retenu pour une deuxième édition





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par Thierry CABOT
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Dimanche 13 janvier 2008
Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Jeté sur le drap comme un objet sale,
Je t'ai sentie âpre avec mes doigts fins,
Mes doigts violets dans la chambre pâle
Au milieu du sourd ennui des couffins.

Puis gamin sans loi, piteux face au monde,
Tu m'as enterré despotiquement
Au fond d'un cloaque à toute heure immonde 
Entre une mère ivre et son veule amant.

Ecole à deux sous, chaos, plaie entière,
Coups échevelés jusques en prison ;
J'ai vu de toi, chienne, un grand cimetière
Où l'ignoble a même occis la raison. 

Et vieux aujourd'hui, béant sous les larmes,
Quelque chose en moi crève de fureur :
" Non ! jamais, jamais déposer les armes 
Devant ton visage avili d'horreur ! "

Des alcools haineux glaceront ma bouche ;
La nuit remuera le venin qui dort ;
Bourrasque infamante, éperdue et louche !
Je te giflerai pour me donner tort.



Poème extrait de " La Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition






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Jeudi 27 septembre 2007
Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité. 

 

 

Reposons-nous ; la lune étreint nos ombres lisses.
Des halos vont baignant le seuil chaud des manoirs.
Pendant que je t'effleure, en moi toujours tu glisses
Le lancinant velours de tes vastes yeux noirs.

Je n'entends que ton nom sur mes lèvres complices
Comme un diamant clair taillé pour cent miroirs,
Ton nom seul dont les plus musicales délices
Ont déjà su combler bien des soirs... et des soirs.

Duo vertigineux au parfum de jacinthe !
L'espace rêve en nous telle une fièvre sainte
Et l'ondoyante brise étend son voile aimé ;

Tandis que, sensuelle, avec tes mots de reine,
Tu sèmes dans mon coeur mille fois sublimé,
Les éclats d'une voix frôleuse et souveraine.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "
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Samedi 22 septembre 2007

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité. 




L'automne jeune et beau dans les plaines arides,
Vibrait ingénument de ses feux redoublés ;
Tes longs cheveux blanchis, en flots amoncelés,
Mangeaient ton clair visage aux lumineuses rides.

Et je te voyais là, doux fantôme incertain
Contemplant sur mon front une ou deux mèches grises,
Et je sentais sur moi tes prunelles éprises
Qui semblaient repousser quelque démon lointain.

Vingt ans avaient coulé, perfides comme une onde,
Vingt ans de vain tumulte et de lits captieux
Où le temps avait mis de l'eau trouble en tes yeux
Et dans les miens l'amère inanité du monde.

J'étais le confident, le complice autrefois
Bien que dix mille jours fissent de toi l'aînée ;
Nous avions souvent eu la lèvre illuminée
Par des tableaux profonds et rieurs à la fois.

Cependant le vent tiède échevelait nos têtes ;
Tes fines mains déjà frissonnaient en fuyant ;
Dehors tout s'animait ; le soleil bienveillant 
Faisait avec éclat de nouvelles conquêtes.

Et sans même un regard et le coeur affamé,
D'une tremblante voix d'où montait une plainte,
Tu murmuras longtemps, vieille, la face éteinte :
" Oui, je t'ai bien aimé, bien aimé, bien aimé... "



Poème extrait de " La Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition en préparation


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Samedi 22 septembre 2007
Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.





Combien était magique et loyale et profonde !
La saison où brillaient les émois les plus chers,
Où la terre nubile aux somptueuses chairs 
Se prélassait dans l'or ineffable du monde.

Il y avait dansant comme des fleurs de lin,
De flamboyants éveils déployés sur les cimes,
Et des vents lumineux et des orgues sublimes
Que le ciel enrobait de son chant cristallin.

Au coeur des bleus étangs, s'allongeait amoureuse
Toute la rêverie amicale des jours.
Extases d'un moment ! délices de toujours !
Quelque effluve de l'âme enchantait l'onde heureuse.

Dans les lointains fuyaient les grands monts étonnés ;
Des herbes palpitaient sous la nue accueillante ;
Mystérieuse et douce, une aube clairvoyante
Laissait flotter sa robe en éclats satinés.

O la vie elle seule était pure caresse !
Chaque bois effeuillait des soupirs ingénus ;
Les champs tissés de houle et de longs frissons nus,
Semblaient d'immenses coeurs soulevés d'allégresse.

Et pendant qu'éblouis de poèmes ardents,
Les oiseaux, tout près d'elle, alanguissaient leur tête,
Une belle songeuse ouvrait des yeux de fête
Et croquait du soleil entre ses fines dents.


 Poème extrait de  " La Blessure des Mots "
retenu pour une deuxième édition en préparation





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Samedi 22 septembre 2007
Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Ce fut comme un émoi de chair et de satin,
Un grand coup de soleil éclipsant le jour même 
Quand, prodige du ciel ou faveur du destin,
Sa jeunesse parut dans son éclat suprême.

Elle avait à la lèvre on ne sait quel lointain
Charme délicieux d'une mouche bohème,
Et des prunelles d'or qui semblaient sur son teint
Allumer par éclairs quelque immense poème.

Or tandis qu'elle allait, la grâce au bout des mains,
Belle à faire frémir le plus froid des humains,
Que pour elle vibraient en un sublime hommage

Cent regards inconnus tout pleins de son image,
Elle ne sentit pas les doigts jaloux du Temps,
Avides de griffer ces trésors éclatants.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "  

première édition 
      

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Samedi 22 septembre 2007
Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Clameur si haute !
Serpent de brume !
Quelle est ma faute ?
Quoi me consume ?

Sur une mer
Au triste chant,
Je vais mâchant
Mon vide amer.

Où, comment vivre ?
C'est le tumulte
D'un poison ivre
Comme une insulte.

J'ai tous les torts,
Je n'ai rien fait ;
Mon seul forfait,
Le temps retors !

Et l'âpre houle
Jamais calmée,
Sans fin me roule
Dans la fumée.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

première édition





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Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 




Qui se souvient un peu dans le soleil enfui,
Des grands cieux tournoyant comme une âme lègère
Et des chaudes amours à la couleur si chère,
Où l'éternité même, un instant, avait lui ?

Cet âge-là mêlait passion et bien-être ;
Le jour voluptueux chantait en séraphin ;
C'était parmi la joie un vertige sans fin
Peuplé de longs désirs jamais las de renaître.

Au comble de l'extase au beau rire de miel,
Chaque enfant tout pareil à quelque fol artiste,
Survolait, radieux, des marches d'améthyste
Sous le chevalet nu d'un grandiose arc-en-ciel.

Les vents clairs s'étoilaient de lunes magnifiques ;
L'aurore en se voilant s'enivrait de douceur ;
L'azur qui s'avançait avec des mains de soeur,
Se délectait pour nous d'incroyables musiques.

Puis, figure céleste aux charmes frémissants,
Le rêve sur nos jeux infinis et frivoles,
Ouvrait des chemins purs choyés par mille idoles,
Et réchauffait la vie en ses doigts caressants.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

première édition




 
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