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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:12

Thierry_Cabot_-_Scene_enfantine.mp3

 

 

 

Les rires blonds

Près des vallons

Courent sans même

Un trouble, un seul.

Loin du linceul,

Tout est poème.

 

Malicieux,

Vingt petits yeux

Dont l’or se voile,

D’un puéril

Soleil d’avril,

Font leur étoile.

 

O cet enfant

Ebouriffant

Chaque seconde,

Entre maints jeux

Purs et neigeux,

Croque le monde !

 

O celui-ci

Effeuille ici

Quelque mensonge

Quand celui-là

Vole au-delà

Du moindre songe !

 

Dans le plein jour,

Ils ont l’amour

En abondance

Et sur la main,

Le doux carmin

D’un feu qui danse.

 

Le ciel est clair.

Ils ont tous l’air,

La bouche rose,

De louanger

Le passager

Don d’une rose.

 

Ainsi longtemps,

Au bout du temps,

Sonnent leurs fièvres

Car l’infini

Cher et béni

Leur tend les lèvres.

 

 

 

Poème extrait de "La Blessure des Mots"

 

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:11

 

 

 

 

Les rires blonds

Près des vallons

Courent sans même

Un trouble, un seul.

Loin du linceul,

Tout est poème.

 

Malicieux,

Vingt petits yeux

Dont l’or se voile,

D’un puéril

Soleil d’avril,

Font leur étoile.

 

O cet enfant

Ebouriffant

Chaque seconde,

Entre maints jeux

Purs et neigeux,

Croque le monde !

 

O celui-ci

Effeuille ici

Quelque mensonge

Quand celui-là

Vole au-delà

Du moindre songe !

 

Dans le plein jour,

Ils ont l’amour

En abondance

Et sur la main,

Le doux carmin

D’un feu qui danse.

 

Le ciel est clair.

Ils ont tous l’air,

La bouche rose,

De louanger

Le passager

Don d’une rose.

 

Ainsi longtemps,

Au bout du temps,

Sonnent leurs fièvres

Car l’infini

Cher et béni

Leur tend les lèvres.

 

 

 

Poème extrait de "La Blessure des Mots"

 

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:10

Thierry_Cabot_-_La_Blessure_des_Mots_Selection2.mp3

Texte 8


 

 

Qui blesse... et blesse encore avec des mots de pierre
L'espoir tenu fiévreux aux plis d'une paupière ?
Quelle plaie en sommeil hante les buissons fous ?
L'homme aux abois, comme aliéné, sans garde-fous,
Chemine en claudiquant à travers sa nuit rêche
Et le temps affamé qui toujours mieux l'ébrèche,
Bien avant que sur lui les vers se soient jetés,
En fait un vase aigri geignant de tous côtés.


Mais là... mais là, prodigieuses ou difformes,

La vie à peine éteinte éclot sous d'autres formes ;
Là chaque infime goutte apprivoise le sol ;
Oui partout le blé mûr et le chaud tournesol
Allongent leur éclat vers le ciel impavide ;
Déjà, prêt à jaillir, un germe naît du vide ;
En sorte que malgré son injure au vivant,
Pour celui-ci, la mort n'est rien qu'un peu de vent.

Hélas ! dans l'âpre monde où le deuil le rend blême,
L'homme éternellement veut demeurer le même
Et sourd face à la marche aveugle des matins,
N'entend que ses désirs louches et byzantins.
Frêle atome englouti par la nature inique,
Il se juge, il se croit à tout jamais unique
Car au fond quelquefois du plus terrible adieu,
Il voit s'illuminer le visage de Dieu.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot





http://www.incapable.fr
Conjugaison et définition des verbes




 


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Thierry_Cabot_-_La_Blessure_des_Mots_Selection2.mp3

Texte 5

 

 

 

Le monde : îlot blême qu'avive
Un rien d'âme à peine debout ;
Le temps : vieil ogre à la dent vive
Grignotant l'homme jusqu'au bout ;

Déchu, fêlé, l'art plein d'errances,
Hélas ! toujours inaccompli ;
L'amour avec ses chaudes transes,
Tombé sous la faux de l'oubli ;

Et moi qui, sottement futile,
Promène ma joie inutile,
Sans daigner voir même au-delà ;

Car ma tête en feu s'émerveille
D'un ange rencontré la veille.
Mais Dieu ! mais Dieu ! dans tout cela ?



Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:10


Thierry_Cabot_-_A_ma_bien_aimee.mp3

 

 

 

O ma forêt de soie et ma houle profonde !
Je me grise de vents constellés de grandeur,
Mille fois magicien d'un élan qui m'inonde,
Et secouant un rêve à la folle splendeur.

O musique ! O foyer ! où rit chaque seconde,
O gloire ! d'où s'élève un archange vainqueur,
Belle âme, tu m'es plus que la vie et le monde
Car j'ai vu, grâce à toi, l'infini dans mon coeur.

Et j'ai goûté, j'ai bu tout un hymne farouche ;
Le fleuve étincelant de tes pas en éveil,
Les rives de tes yeux et l'émoi qui se couche
A la place où ta lèvre est comme un fruit vermeil.

Et là, devant les mots éblouis sur ta bouche,
J'ai cru, soudain j'ai cru toucher en plein soleil,
Ce nectar frémissant qu'aucun jamais ne touche ;
O collier d'astres purs ! O jardin sans pareil !



Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot


 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:10


Thierry_Cabot_-_La_Blessure_des_Mots_Selection2.mp3

Texte 9

 


A chacun, follement, sa conquête nouvelle.
Un déluge de vie est passé par nos mains.
O j'entends ! O je vois ce qu'une onde révèle !
O si claire étendue où coulent tous chemins !

A vous, les monts, A vous ! Palpitants à l'oreille,
Balayés de génie, à vous ! les monts tremblants ;
A toi ! Mon pur désir, plus léger qu'une abeille,
Qui tombes dans les coeurs en oeillets ruisselants.

A vous, les chants ! A vous ! capiteux sur ma lèvre,
Enflés de soif ardente, à vous ! A vous ! Les choeurs ;
A toi ! Ma passion aux musiques d'orfèvre,
Qui fait brûler le songe entre mes doigts vainqueurs.

Charmes ! Que roule un fleuve éperdu de colombes,
La houle des matins s'évade à cris soyeux ;
L'éternel enivré plane au-dessus des bombes ;
Plénitude insolente ! O soleil de nos yeux !

A chacun, follement, sa conquête nouvelle.
Un déluge de vie est passé par nos mains.
O j'entends, O je vois ce qu'une onde révèle !
O si claire étendue où coulent tous chemins !


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:09

Vers nous, telle une reine humble dans son fichu,

Plus séraphiquement lumineuse qu’aucune,

Elle resplendira sans tache et sans lacune

Par-delà toute nuit où l’amour avait chu.

 

Celle-là, pas une autre, à qui l’homme déchu

Attachera des yeux dépouillés de rancune,

Celle dont nous dirons : "il n’en existe qu’une"

Comme un ciel fabuleux jusqu'à nos coeurs, échu.

 

Alors sur la colline à la soie ivre et blanche,

Ses doigts feront tomber du miel en avalanche ;

Elle rendra moins nus l’orphelin et l’amant.

 

Nous la contemplerons, troublés de vœux étranges.

Et Marie avec l’or de tout le firmament,

Dans le creux de ses mains, enfantera des anges.

 

 

Poème extrait de "La Blessure des Mots"

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:09

 

Thierry_Cabot_-_La_Blessure_des_Mots_Selection2.mp3

Texte 7

 

 

 

Est-il un chemin tiède, une harpe, une voile
Que las, je puisse encore invoquer dans le soir,
Un pauvre coin de ciel qui remue et s'étoile
Et voit d'un coup fleurir le chaos le plus noir ?

Est-il sur mon sommeil agité quelque amante
A l'haleine limpide insufflant toute paix,
Une ébauche de feu sous l'écume dormante,
Un frôlement de cil au fond du mal épais ?

Est-il bien loin des flaques troubles et des haines,

Comme une brise neuve emmêlée à l'azur,

Un clapotis soyeux d'adorables fontaines

Au bord desquelles rit la main d'un enfant pur ?...


Mais non ! Mais non ! Rien n'a bougé que la vie aigre.

Les crapauds et les loups ont saccagé mon or ;

Et tout jusqu'à la foi, hurle et se désintègre

Au glas des mots salis et de l'horizon mort.



Poème extrait de " La Blessure des Mots "

retenu pour une deuxième édition



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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:09

Thierry_Cabot_-_Depression.mp3




Clameur si haute !
Serpent de brume !
Quelle est ma faute ?
Quoi me consume ?

Sur une mer
Au triste chant,
Je vais mâchant
Mon vide amer.

Où, comment vivre ?
C'est le tumulte
D'un poison ivre
Comme une insulte.

J'ai tous les torts,
Je n'ai rien fait ;
Mon seul forfait,
Le temps retors !

Et l'âpre houle
Jamais calmée,
Sans fin me roule
Dans la fumée.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

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Thierry_Cabot_-_L_age_d_or.mp3


 

Qui se souvient un peu dans le soleil enfui,

Des grands cieux tournoyant comme une âme légère
Et des chaudes amours à la couleur si chère,
Où l'éternité même, un instant, avait lui ?

Cet âge-là mêlait passion et bien-être ;
Le jour voluptueux chantait en séraphin ;
C'était parmi la joie un vertige sans fin
Peuplé de longs désirs jamais las de renaître.

Au comble de l'extase au beau rire de miel,
Chaque enfant tout pareil à quelque fol artiste,
Survolait, radieux, des marches d'améthyste
Sous le chevalet nu d'un grandiose arc-en-ciel.

Les vents clairs s'étoilaient de lunes magnifiques ;
L'aurore en se voilant s'enivrait de douceur ;
L'azur qui s'avançait avec des mains de soeur,
Se délectait pour nous d'incroyables musiques.

Puis, figure céleste aux charmes frémissants,
Le rêve sur nos jeux infinis et frivoles,
Ouvrait des chemins purs choyés par mille idoles,
Et réchauffait la vie en ses doigts caressants.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot





 
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  • : Thierry CABOT
  •  Thierry CABOT
  • : Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
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