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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 14:51

 

Thierry_Cabot_-_Pressez_vous_de_m_aimer.mp3

 

 

 

 

Pressez-vous de m'aimer. J'avais froid tout à l'heure.
Le vent du soir gémit comme un enfant glacé.
D'infatigables maux pleuvent sur ma demeure,
Et mes élans d'hier ont pour toujours cessé.

Car hier est si loin... si loin que, terrassé,
Je sens de toutes parts le néant qui m'effleure ;
Le fantôme d'un songe à peine commencé
Où ma vie, un moment, apparaissait meilleure.

Oh ! pressez-vous ! Je n'ai rien fait. Voilà demain.
Votre joue adorable et votre douce main
Seules peut-être ici, réchaufferont mes lèvres.

Pressez-vous. Le temps fuit. J'ai vécu par hasard ;
Mon coeur faible a sombré dans des jours las et mièvres.
Et je veux tant qu'on m'aime avant qu'il soit trop tard.


Poème
 
extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot
 







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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 14:51







Mère n'est plus ; l'enfance est morte
Et moi, je suis toujours vivant ;
Un fleuve arrêté qui n'emporte
Que de la poussière et du vent.

Ses yeux nacrés, son teint magique,
Ses longs doigts souples et rêveurs
Jouaient une même musique
Aux plus délectables saveurs.

Il flottait je ne sais quel trouble
Dans son beau rire flamboyant,
Tout à la fois sincère et double
Comme un grand soleil ondoyant.

Lorsqu'elle allait, le ciel aux lèvres,
A mon petit bras jalousé,
J'étais saisi de douces fièvres
Au seul prodige d'un baiser.

Sa haute chevelure altière
En boucles brunes voletant,
Semblait pour moi la grâce entière
Sous l'ample houle de l'autan.

L'orgueil enflammait son pied tendre,
Le jour s'étoilait de stupeur
Et je voyais l'amour s'étendre
Si loin, si loin qu'il faisait peur...

Mon idole unique, ma mère,
Reconnais-tu cet orphelin ?
Toi qui fuyais tant l'éphémère,
O toi, mon éternel câlin !

Quand ton image se dérobe,
Je crois entendre maintes fois
Le bruissement nu de ta robe,
Le cher miracle de ta voix.

De mes mains vides et souffrantes,
Je crois encore un peu toucher
Toutes les douceurs fulgurantes 
Dont rien n'a pu me détacher.

Maman, c'est trop ; je hais le monde,
Je hais la vie où tu n'es pas.
Vite ! Qu'enfin mon pas se fonde
Dans la lumière de ton pas.



Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot




    

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 14:50

Thierry_Cabot_-_Le_poete_dechu.mp3
 


Je me déchire avec l’écume,

Je m’endeuille avec le blizzard,

Et les décombres de ma plume

Hantent les marches du hasard.

 

Rien ne me porte que le doute.

Mon nom ? A peine l’ai-je su.

Qui m’aime un peu ? Là, qui m’écoute ?

Je mords le vide à mon insu…

 

Il m’en souvient ; j’étais à l’âge

Où l’on se veut riche en destin.

La vie alors pleine et volage

Se consumait jusqu’au matin.

 

Combien de fois le chant des heures

Eblouissait l’or de mes yeux.

Je me noyais dans tous les leurres,

Je bondissais vers tous les cieux.

 

Que ce fût l’hiver ou l’automne,

L’appel fécond de l’avenir

Comme une source qui moutonne,

En moi semblait ne plus finir.

 

Debout, au milieu du vertige,

Penchés sur mon stylo rêveur,

Les poètes faisaient, prodige !

Etinceler toute ferveur.

 

J’allais, j’avais la bouche pure.

J’aimais autant que l’on m’aimait.

Les mots fleurissaient, ô parure !

A l’égal d’un grand mois de mai.

 

Parmi l’essaim des longues brises,

La foi m’étourdissait de jours,

Et chaude en merveilles conquises,

Etalait son tremblant velours.

 

J’étais la nuit courant les dunes,

J’étais l’aurore aux blancs chemins,

J’étais la chair des pommes brunes

Qui caressait longtemps mes mains.

 

J’étais encore tant de choses :

Le lieu du beau, le sang du neuf,

L’inouï caché sous les roses,

Le pinson bleu jailli d’un œuf…

 

Dures images ! Tout m’assomme.

Bientôt mourra le seul témoin.

Ai-je vraiment connu cet homme ?

Dieu que c’est loin ! Dieu que c’est loin !

 

 

poème extrait de "La Blessure des Mots"

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 14:50

Mots clés de "La Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 

 

 

Pour peu que tu sois là, demain ou tout à l'heure

Comme un scintillement écumeux du désir,

Un miel de dahlia rose en automne qu’effleure

Le chant frais d’une main frissonnante à loisir.

 

Pour peu que tu sois là quand le deuil me décime,

Blanche, ineffable et pure et toujours t'élevant

Du sort le plus hideux à la plus neuve cime

Grâce aux mots par lesquels je redeviens vivant.

 

Pour peu que tu sois là, louve aux yeux d'émeraude,

Sous le jeune habit clair des souples amandiers,

Lorsque au bout de mes doigts quelque délice rôde

Et que mon coeur se fond dans tes cils incendiés.

 

Pour peu que tu sois là, magique de silence,

Longue et féline entre le don et l'ingénu,

Tandis que, vaste en nous, un songe ailé s'élance

Avec le charme saint d'un aveu retenu.

 

Pour peu que tu sois là parmi les douces neiges,

L'ample lumière ou les vents qui nous font trembler,

Je n'aurai tel un feu nourri de sortilèges,

Que ton amour infiniment à contempler.

 

 

 

 

Poème extrait de "La Blessure des Mots"

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

 

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 14:49

 

 

 

Mon îlot de feu clair, mon nid, mon amoureuse,
Depuis quand n'ai-je plus dans ton riche cou blanc
Enseveli ma tête orpheline et fiévreuse
Et d'un bien sans égal épousé tout l'élan ?

L'hiver a déjà mis son lourd sanglot de givre ;
Les violons brisés ont suspendu leurs voix ;
Sur la glace, je vais toujours comme un homme ivre,
Déchiré par les yeux que sans fin je revois.

Où cours-tu donc, lascive, avec ta bouche fière
Où je cueillais, hier, le sel de ton baiser ?
Hier, non, mais plutôt bien des mois en arrière
Car le temps n'est pour moi qu'un poignard aiguisé.

Mon Dieu ! puis-je souffrir qu'à jamais tu deviennes
Cette belle inconnue à qui je disais : " nous " ?
Puis-je abandonner là nos étreintes anciennes
Et piétiner les fleurs encombrant tes genoux ?

Mon supplice, ma faux, ma louve dévoreuse,
Oh ! Pardon, j'ai trop mal, j'ai trop mal en ce jour.
Dans ma poitrine folle, une blessure creuse
La tombe où saigneront mille bouquets d'amour. 



Poème extrait de " La Blessure des Mots ".

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot






 

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 14:49

 

Thierry_Cabot_-_La_Blessure_des_Mots_Selection2.mp3

Texte 6

 

 

 

Mon îlot de feu clair, mon nid, mon amoureuse,
Depuis quand n'ai-je plus dans ton riche cou blanc
Enseveli ma tête orpheline et fiévreuse
Et d'un bien sans égal épousé tout l'élan ?

L'hiver a déjà mis son lourd sanglot de givre ;
Les violons brisés ont suspendu leurs voix ;
Sur la glace, je vais toujours comme un homme ivre,
Déchiré par les yeux que sans fin je revois.

Où cours-tu donc, lascive, avec ta bouche fière
Où je cueillais, hier, le sel de ton baiser ?
Hier, non, mais plutôt bien des mois en arrière
Car le temps n'est pour moi qu'un poignard aiguisé.

Mon Dieu ! puis-je souffrir qu'à jamais tu deviennes
Cette belle inconnue à qui je disais : " nous " ?
Puis-je abandonner là nos étreintes anciennes
Et piétiner les fleurs encombrant tes genoux ?

Mon supplice, ma faux, ma louve dévoreuse,
Oh ! Pardon, j'ai trop mal, j'ai trop mal en ce jour.
Dans ma poitrine folle, une blessure creuse
La tombe où saigneront mille bouquets d'amour. 



Poème extrait de " La Blessure des Mots ".

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot






 

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Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Mon îlot de feu clair, mon nid, mon amoureuse,
Depuis quand n'ai-je plus dans ton riche cou blanc
Enseveli ma tête orpheline et fiévreuse
Et d'un bien sans égal épousé tout l'élan ?

L'hiver a déjà mis son lourd sanglot de givre ;
Les violons brisés ont suspendu leurs voix ;
Sur la glace, je vais toujours comme un homme ivre,
Déchiré par les yeux que sans fin je revois.

Où cours-tu donc, lascive, avec ta bouche fière
Où je cueillais, hier, le sel de ton baiser ?
Hier, non, mais plutôt bien des mois en arrière
Car le temps n'est pour moi qu'un poignard aiguisé.

Mon Dieu ! puis-je souffrir qu'à jamais tu deviennes
Cette belle inconnue à qui je disais : " nous " ?
Puis-je abandonner là nos étreintes anciennes
Et piétiner les fleurs encombrant tes genoux ?

Mon supplice, ma faux, ma louve dévoreuse,
Oh ! Pardon, j'ai trop mal, j'ai trop mal en ce jour.
Dans ma poitrine folle, une blessure creuse
La tombe où saigneront mille bouquets d'amour. 



Poème extrait de " La Blessure des Mots ".

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot






 

 

 
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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 14:48

Mon îlot de feu clair, mon nid, mon amoureuse,
Depuis quand n'ai-je plus dans ton riche cou blanc 
Enseveli ma tête orpheline et fiévreuse
Et d'un bien sans égal épousé tout l'élan ?

L'hiver a déjà mis son lourd sanglot de givre ;
Les violons brisés ont suspendu leurs voix ;
Sur la glace, je vais toujours comme un homme ivre,
Déchiré par les yeux que sans fin je revois.

Où cours-tu donc, lascive, avec ta bouche fière
Où je cueillais, hier, le sel de ton baiser ?
Hier, non, mais plutôt bien des mois en arrière
Car le temps n'est pour moi qu'un poignard aiguisé.

Mon Dieu ! puis-je souffrir qu'à jamais tu deviennes
Cette belle inconnue à qui je disais : " nous " ?
Puis-je abandonner là nos étreintes anciennes
Et piétiner les fleurs encombrant tes genoux ?

Mon supplice, ma faux, ma louve dévoreuse,
Oh ! Pardon, j'ai trop mal, j'ai trop mal en ce jour.
Dans ma poitrine folle, une blessure creuse
La tombe où saigneront mille bouquets d'amour. 

 

 

 

Poème extrait de "La Blessure des Mots"

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Mots clés de " La Blessure des Mots " : lyrisme, versification , prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Horrible temps ! La vie en miettes s'effiloche.
Bien des couples, ce soir, tremblent d'être à genoux.
Ma femme, oublie un peu ce qu'il advient de nous :
Une image engloutie entre deux sons de cloche.

Dans les plis du silence où je me suis lové,
Rejoins-moi par les yeux, caresse-moi par l'âme
Et dis-moi qu'il n'est rien, ô ma fleur, ô ma flamme !
Que tu ne puisses dire à mon coeur éprouvé.

Comme un bel oisillon, ris, tournoie et voltige
Au-delà des fléaux, loin des peuples hagards ;
Décoche-moi, secrète, un de ces chauds regards
En lequel j'aie au moins quelquefois le vertige.

Me voilà nu, blessé, famélique et transi,
N'ayant que toi, mon ange adorable de force,
Toi qui soutiens ma nuque avec ton jeune torse
Et brûles d'habiter le mal qui m'a saisi.

Les rêves se sont tus, la lumière est absente.
Peut-être enfin saurai-je accueillir le repos.
Mon front glacé, vois-tu, s'afflige à tout propos.
Viens y coller sans bruit ta bouche frémissante.



Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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Thierry_Cabot_-_La_nuit_maudite.mp3

  


De longs pleurs, cette nuit, m'étouffent d'impuissance,
Une si longue nuit maléfique et hurlant
Qui remplit de stupeur mon esprit chancelant
Et le fait délirer dans le vide et l'absence.

Chaque jour mutilé tombe en déliquescence,
Le jour dont reste à peine un voeu sanguinolent,
Telle une plaie amère au fétide relent,
Où l'échec me foudroie avec magnificence.

L'oeil hideux, en sueur, brisé comme un fétu,
Je contemple, ébahi, mon destin abattu
Et vois tous les faux biens rouler à la renverse ;

Jusqu'à l'heure où, levant ses deux poings furieux,
Une nouvelle nuit plus ignoble et perverse
Se jettera sur moi pour me fermer les yeux.



Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot
 


                

 

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  • : Thierry CABOT
  •  Thierry CABOT
  • : Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
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