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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:09

         


Thierry_Cabot_-_Les_vieilles_personnes.mp3

 

 

 

Les vieilles gens n'ont plus rien d'autre
Que des souvenirs plein les mains
Et, du temps qui leur reste au nôtre,
Voient tout l'amour des lendemains.

Les vieilles gens n'ont pour message 
Que des lambeaux de rêve usés,
Dans un coeur devenu trop sage
Et dans des gestes épuisés.

Elles vont, riches d'une histoire
Effilochée au fil des ans,
A laquelle chacun veut croire
Pour attendrir les maux présents.

Elles vont, frêles et lassées,
Au gré capricieux des jours,
Accrochant là quelques pensées
Comme pour dire : " allons toujours. "

Car il faut bien marcher sans cesse 
Tant que la vie est avec soi,
En soupirant : " Ah ! ma jeunesse,
Depuis ton adieu, j'ai si froid ! "

Car il faut bien remplir sa tâche
Coûte que coûte... jusqu'au port
Dont vous savez, héros ou lâche,
Qu'il scellera votre affreux sort


 

Poème extrait de "La Blessure des Mots"

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot


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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:08

Thierry_Cabot_-_La_Blessure_des_Mots_Selection2.mp3

Texte 1

 

 

 

C'est elle qu'en sanglots le vieux monde estropié,
Dans le soir comateux, hisse comme un emblème,
Elle qui fouettant la solitude blême,
Sait de tout mot conquis faire son marchepied.

Au-delà du sommeil lâche et trouble des choses,
Elle se tient debout au coin de chaque peur,
Debout face à la nuit, la haine ou la stupeur
Et jeune à dévorer cent millions de roses.

Elle est le riche miel que l'homme obscur attend,
L'haleine d'un secret, la houle d'un instant
Et le cantique où bat la chair d'une voix tiède.

Elle est enfin l'amour jamais anéanti
Dont jusqu'au bout du coeur, la flamme nous obsède,
L'amour si grand que le ciel en devient petit.



Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:07

 

 

 

Thierry_Cabot_-_La_Blessure_des_Mots_Selection2.mp3

Texte 4

 

 

 

 

 

Les lyres en éveil sonnent au flanc des cimes.

Dis-moi, quelle bonté s'échappe vers demain ?
Ton coeur halluciné voit ses pentes ultimes
Et je goûte en pleurant comme un voeu surhumain.

Quelle bonté s'élève aussitôt reconnue ?
Quels fastes, quels chemins à nous deux si pareils ?
Une beauté soudaine écartèle la nue
Tandis que l'on poursuit d'ineffables soleils.

Mon aimée ! Elle brûle avec de saintes fièvres ;
Elle enchante le monde égaré par l'effroi.
Une vague d'amour la suspend à nos lèvres,
Et nous nous envolons aux sommets de la foi.

Légers, audacieux, bousculons les collines !
Pégase, enlève-nous flamboyants jusqu'au ciel !
Splendide remuement des secousses divines !
Le poing dévastateur dans un charme de miel !



Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot   




 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:06

Thierry_Cabot_-_La_Vie_blessee_Un_songe_a_peine_un_songe.mp3



Un songe, à peine un songe enclos dans ma paupière
A-t-il su pour une heure embellir mon destin,
Ce destin gaspillé par l'âme la plus fière
Et dont jamais l'éclat n'atteignit le matin.

Comme j'aurais voulu presque une vie entière,
De cette image unique amasser un butin,
Mais je n'eus de trésor que ma nuit coutumière
Cherchant les vains reflets de quelque beau festin.

------------------------------------------------------------------------

Pauvre vie usée au coin d'un grimoire ;
Notre temps n'est rien qu'un songe de plus,
Un fantôme, un cri qu'en vain la mémoire
Dispute à des jours bientôt révolus.

L'univers semblait merveilleux à boire
Mais il n'est resté que mots superflus,
Des mots qui ne font pas même une histoire
Et qu'après-demain, nous ne lirons plus.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot



    
 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:06

Thierry_Cabot_-_Je_suis_vieux.mp3

 

 

Je suis vieux d'élans morts et d'exemplaires chutes,
Vieux d'un pas accablé sous la haine des jours,
N'ayant pour souvenirs que le bruit de mes luttes
Et l'odieux frisson laissé par mes amours.

Car mes amours n'ont vu que larmes et disputes,
Car j'ai levé les poings sans que vienne un secours.
Je suis vieux d'élans morts et d'exemplaires chutes,
Vieux d'un pas accablé sous la haine des jours.

Et les jours ont passé qui furent des minutes,
Et tant de projets vains parmi de vains discours ;
Je me suis endormi du long somme des brutes
Puis à nouveau grisé de rêves sans contours.

Je suis vieux d'élans morts et d'exemplaires chutes,
Vieux d'un pas accablé sous la haine des jours,
N'ayant pour souvenirs que le bruit de mes luttes
Et l'odieux frisson laissé par mes amours.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:05

 

 

Thierry_Cabot_-_Les_Fleurs_de_l_aube.mp3

 

 

 

Il est né bien des fleurs à l'entour des nuits closes,
D'étranges merveilles qui font,
D'une douceur aimée où parlent toutes choses,
L'âme ingénue et l'oeil profond.

On y voit se lever des aurores grandioses
En fins ballets à l'unisson,
Ainsi que des moments pleins de métamorphoses,
Vertigineux comme le son.

Là, nous voulons toujours... mieux toucher, mieux connaître
Le calme souverain, le somptueux bien-être
Que donne l'heure avec éclat ;

Et pour chacun, dès lors, il est bien des mystères
Quand la sérénité se transporte au-delà,
Juste au-delà des nuits austères.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:05

 

 

Thierry_Cabot_-_Les_mysteres_de_la_nuit.mp3

 

 

 

 

La nuit m'a dévoilé ses magiques mystères
Dans l'éblouissement d'un rêve lumineux,
Et j'ai brûlé mon âme au soleil des chimères
Avec la déraison triomphante des dieux.

En moi s'est entrouvert le blanc pays des songes,
Le sommeil m'a fait roi d'un espace inconnu
Où le temps et les jours n'étaient plus que mensonges 
Pour le vrai magicien que j'étais devenu.

Ah ! se voir emporté seconde après seconde,
Chevaucher l'infini comme un homme d'honneur,
Et n'être que le seul à subjuguer le monde ;
Voilà, l'inconcevable et l'unique bonheur !

Mais trop court est l'instant qui croyait me suffire,
Je veux le merveilleux sans fin renouvelé.
O nuit ! rends éternelle une heure de délire
Afin que je m'abîme en ton gouffre étoilé.

 


Poème extrait de " La Blessure des Mots 

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot






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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:04

Que ne suis-je l’amant des aurores songeuses

Où le temps ne connaît ni bourreau ni martyr.

Quand rêvent sous mes yeux tes épaules neigeuses,

Que ne puis-je à la fois m’y perdre et m’y blottir.

 

Plein de toi chaque jour, que n’ai-je au moins, que n’ai-je

Déployé les frissons d’un théâtre sacré ;

Toi vers laquelle en foule, étourdissant manège,

Les rossignols divins tendent leur cou nacré.

 

Que ne suis-je l’ami des langueurs voyageuses,

L’apôtre du soleil couronné par les flots.

Quand tu danses parmi le ballet des nageuses,

L’onde semble pour moi tressaillir de sanglots.

 

Que ne sais-je voler d’étoiles en comètes

Après le sidéral, le cosmique et le fort ;

Le fort qui joue et rit dans tes blanches pommettes

Et qui donne à la vie un peu de réconfort.

 

 

Poème extrait de "La Blessure des Mots"

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:03

 

Thierry_Cabot_-_Desesperance.mp3

 

 

 

Est-ce ta voix, ta voix si tendre,
Que je voudrais encore entendre ? 
Est-ce ta voix, mon pauvre amour,
Qui, résonnant dans mon silence,
M'apporterait quelque espérance
Pour affronter ce nouveau jour ?

Est-ce ta voix riche et suave
Dont j'eusse bien été l'esclave
Et l'heureux maître chaque fois ?
Ta voix si douce par laquelle
Tout prendrait une âme plus belle ?
Est-ce ta voix, ta chère voix ?

Non, ce n'est pas ta voix ni même
Un bleu regard ou des " je t'aime "
Que j'attends comme réconfort.
L'unique baume à mes supplices,
Malgré tant de pures délices,
Aura la saveur de la mort.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot





 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 07:56

A force d’être lâche et recroquevillée,

Tu n’es déjà plus celle où vibraient nos couleurs,

Ma France à la voix trouble, à la lèvre écaillée,

Qui dans le fiel recuit saccage tes valeurs.

 

Quoi ! ne serais-tu plus qu’une harpe geignante,

Qu’une chaloupe borgne assoupie en un coin ?

Mon pays tant couvé d’une flamme poignante

Contre lequel je lève, abasourdi, le poing.

 

Sur les sentiers blafards, comment te reconnaître ?

Tu glisses vers la nuit, comme terne à jamais ;

Esclave du falot, clairon vil du non-être

Et lézardant les lois pour d’ignobles fumets.

 

Ma patrie enjôleuse aux manières de gaupe,

Ton quatorze juillet feint de nous rendre égaux ;

Mais il me semble choir au fond d’un trou de taupe

Quand je te vois glapir, laide sous les ragots.

 

Oh ! dis-le moi, qu’es-tu devenue en ce monde ?

Trop de sales forfaits maculent ton habit,

Marianne que j’aime et devant qui je gronde

Comme un enfant rageur dont l’œil noir s’ébaubit.

 

Cocoricos stridents, mots galeux, haines molles,

Où se cache ma France au long passé vainqueur ?

Ah ! se peut-il qu’un jour piètrement tu t’immoles

Telle une vieille dame ayant perdu son cœur ?

 

Se peut-il que tombée au milieu de la fange,

A l’histoire elle seule, hélas, après-demain,

Tu laisses ta grandeur belle, inouïe, étrange,

La lyre agenouillée ou l’injure à la main ?

 

Non ! si te consumant d’avanie en dispute,

Toi-même devais tendre une joue au bourreau,

Je ne saurais une heure imaginer ta chute,

Mon foyer, mon terroir, mon sang, mon boléro.

 

On les entend, émus, jusqu’au bout de la terre,

Ceux chez qui flotte au vent ton drapeau sans visa,

Eux non plus ne voudraient que les genoux à terre,

Leur idéal fécond tout à coup se brisât.

 

Déserte les nids morts et les scènes éteintes,

Piétine du regard le dédain convulsé,

Ma mère pitoyable aux aboyeuses plaintes

Vers laquelle je crie : "assez ! assez ! assez !" 

 

Il n’appartient qu’à toi de mûrir avec force

Dans nos matins d’orgueil les champs du renouveau,

A toi de balayer la rancune retorse

Pour filer, glorieuse, un splendide écheveau.

 

Mon Dieu ! voilà que sourd en fleuves d’harmonie

L’océan jeune et clair d’une âme en plein essor ;

Ranime tes vieux os, rallume ton génie,

Ma France à qui toujours sera lié mon sort.

 

 

Poème extrait de "La Blessure des Mots"

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  • : Thierry CABOT
  •  Thierry CABOT
  • : Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
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