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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 10:59

Vous direz que je fus celui-là qu’on insulte,

Une apparence d’homme en un mauvais logis ;

J’aurai vécu si peu dans l’ombre ou le tumulte,

Martelant l’idéal de mes deux poings rougis.

 

Vous direz qu’hébété j’eus grand-peine à connaître

Ce monde où les fâcheux brillent matin et soir,

Et qui me glaçait l’œil dès l’aube à ma fenêtre

Et qui me laissait nu devant lui sans espoir.

 

Vous direz que je mis trop de hâte à m’éprendre,

Trop de zèle à frémir aux doigts saints du bonheur

Mais quoi ; c’étaient au mieux quelques mois d’un vert tendre

Echappés aux complots d’un destin ricaneur.

 

Vous direz que la mort, laide comme une pieuvre,

Sut m’empêcher de vivre au gré des jours mouvants,

Et que mon seul trophée, oui que mon seul chef-d’œuvre

Fut d’écrire le mot "Amour" à tous les vents.

 

 

Poème extrait de "La Blessure des Mots" 

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Published by Thierry CABOT
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commentaires

marlou 03/11/2013 14:11

Une confiance qui soulève les montagnes...Vivre c'est simplement aimer ! Pourquoi compliquer le choses ?
Amitiés

Thierry CABOT 03/11/2013 15:06



Vous avez raison, Marlou.


Bien amicalement.


Thierry



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  • : Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
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