Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
J'ai le plaisir de vous annoncer, aujourd'hui, la parution de l'édition complète de mon livre intitulé "La Blessure des Mots". https://www.accents-poetiques-editions.com/produit/la-blessure-des-mots/ En voici, ci-dessous, l'avant-propos : Cette œuvre...
Rien ne l’empêchera, toute espérance morte, De rêver comme hier aux splendeurs de sa porte. Chaque matin semblable aura voulu toujours Du même et beau visage orner cent tristes jours. En songeant dans la rue, il se languira d’elle, Elle qui l’aima peu,...
Pendant qu'un mal hideux sur vos langues, pavoise Et que vous arborez les haillons du néant, L'éphémère à la bouche et la lèvre sournoise, Veules comme des pleurs mangés par l'océan ; Pendant que, sans répit, votre bile malsaine Traîne, nauséabonde, une...
Mon îlot de feu clair, mon nid, mon amoureuse, Depuis quand n'ai-je plus dans ton riche cou blanc Enseveli ma tête orpheline et fiévreuse Et d'un bien sans égal épousé tout l'élan ? L'hiver a déjà mis son lourd sanglot de givre ; Les violons brisés ont...
Reste-t-il pour ma joie une obscure pépite, Une aile diaphane au halo d’une yèble ? Dans le jour cimenté, nul oiseau ne palpite Et je m’étonne d’être et si pâle et si faible. Car quelle fée ou sainte ici m’arrachera Aux brumes endeuillant le ciel fourbe...
Comme amoureusement près du chaud guéridon, Flamboyaient ces accords que le temps dilapide : Le piano vibrant d’une note limpide Et les calices bus dans un même abandon. Juin tissait des nids à la croisée ouverte. De languissantes fleurs s’enlaçaient...
Pour quel abîme, pour quel gouffre, Ai-je ouvert là mes tristes yeux ? L’âge me nuit comme le soufre. Ah ! si j’avais pu vivre mieux ! Après l’ancien, tout fait peau neuve. Le chêne efface le bouleau. Jeunes pieds nus, de quel beau fleuve Caressiez-vous...
Comme j’ai peur ; ma foi s’enlise. L’espoir s’écaille en gémissant. Un air de fado grimaçant Me tue et retue à sa guise. L’épouvantable et lourde bise Incrustée en moi jusqu’au sang, Rend ce jour d’hiver qui descend Plus éteint qu’une messe grise. Sais-je...
Lève le camp. Ils meurent tous de ne point vivre. Chez eux, à coups félons, halète la rancœur. A les voir écumant, l’œil jaune et le poing ivre, Qui ne leur jetterait son idéal au cœur ? Oh ! cependant, il est quand même aussi des hommes Dont le rêve...
Combien était magique et loyale et profonde ! La saison où brillaient les émois les plus chers, Où la terre nubile aux somptueuses chairs Se prélassait dans l'or ineffable du monde. Il y avait dansant comme des fleurs de lin, De flamboyants éveils déployés...
Précipice Les fracas du néant font tanguer ma cervelle. Rien dans le matin gris, ne semble croire au jour. Un cauchemar lancé comme un Diable qui court, Piétine de ma foi toute candeur nouvelle. Poison ! Chaos ! Le monde en chute me rend soûl. Sans corps...
Nos regards se touchaient sous l’éclat vert des lampes. C’était un soir de neige unique et désiré ; Un soir où l’idéal coulait sur tes deux tempes Et tapissait ma voix d’un chemin azuré. Les longs murs cotonneux vibraient comme des psaumes. Les ombres...
O liane en tulle qui prie ! Je vois s'allumer toutes choses Quand ton pied roule au sein des roses Dans l’entrechat d’une féerie. Sur la scène longue et fleurie Où neigent les métamorphoses, Comme deux perles vite écloses, L'âme chez toi se fait soierie....
Ma mère lumineuse... et que le jour fait une Dans sa robe ondoyante aux longs voiles épars ; Mon jeune oncle animé, tout en joie et fortune, Dont le rire si chaud fleurit de toutes parts ; La table mise où le vin coule aimable et tendre ; Le jardin envoûtant...
Mots clés de "La Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité. Pour peu que tu sois là, demain ou tout à l'heure Comme un scintillement écumeux du désir, Un miel de dahlia rose...
Les rires blonds Près des vallons Courent sans même Un trouble, un seul. Loin du linceul, Tout est poème. Malicieux, Vingt petits yeux Dont l’or se voile, D’un puéril Soleil d’avril, Font leur étoile. O cet enfant Ebouriffant Chaque seconde, Entre maints...
Mots clés de "La Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité Sais-tu de quelles fleurs j'ai peuplé mon silence ? Oh ! combien vivre fut insoutenable et beau. Où que sans me le...
Secoue au moins le vide insultant qui te borne Avec l'oeil nébuleux d'une revêche nuit. Ne goûte plus jusqu'à vomir le crachat morne Du médiocre qu'étouffe une écharpe d'ennui. Hume tes mots, sème ta voix, hisse tes rêves, Décapite les murs flageolants...
Mots clés de "La Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité. Depuis les sommets bleus jusqu'aux secrètes plages, La splendeur elle-même enflamme l'air subtil, Et comme un fin...
Je n’ai plus de mots. Les tiens n’ont plus d’âge. Notre logis daigne à peine nous voir. Mon feu s’est noyé dans l’eau du lavoir Près duquel sonnait ton doux bavardage. Ce fut là, mon Dieu, que nous eûmes tant Jour et nuit de foi, de trouble et de leurres....
Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité. Ils rôdent, spécieux, le long des couloirs glauques, Nourris de hargne molle et de sots règlements, L'esprit tout emmuré dans de...
Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité. Je me trouve accablé d'une vaine présence ; Le monde, loi fatale, est un leurre à lui seul, Et le jour qui finit veut que je recommence,...
Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité. J'ai tant erré, tant joint les doigts, tant cru de choses Lasses même de vivre au-delà d'un frisson, Tant remué de mots futiles...
Il n'est rien d'affligé que partout je ne sente. Un vent de nulle part cingle les longs faubourgs. Je marche comme on crie, éteint dans l'heure absente, J'erre comme on vacille au choc de voeux trop lourds. Autour de moi, la brume à la vague incessante...
Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité. Dans le joli bois, merveille ! Quand naît le jour, Un tout petit faon s'éveille ; C'est un amour. Dès que l'aube aux doigts de...