Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
C'était comme un grand soir d'où montaient des légendes. Les mots effarouchés s'étaient mus en offrandes Et les rêves, sans bruit, touchaient nos doigts frileux. Sur les lèvres en fleurs, avec de longues phrases, Les vents graves et doux amenaient des...
À Léane Au feu de quelle étoile, à l'or de quelle rive, Avons-nous quelquefois réchauffé nos pieds lourds ? Dans quel espace vain flottant à la dérive Et rongé par la lèpre invisible des jours ? Qui sommes-nous, perdus comme un sanglot d'écume Parmi les...
J'ai le plaisir de vous annoncer, aujourd'hui, la parution de l'édition complète de mon livre intitulé "La Blessure des Mots". https://www.accents-poetiques-editions.com/produit/la-blessure-des-mots/ En voici, ci-dessous, l'avant-propos : Cette œuvre...
Que se racontent les petits Avec leurs jolis yeux de source Où les regards, pleins d'appétits, Montent plus haut que la Grande Ourse ? Chacun interroge demain : "Plus tard, dis-moi, que vas-tu faire ?" Quand il faut trouver son chemin, Ce n'est pas une...
Rieuse, je te vois sur la berge dansante Me subjuguer, mon éternelle, ma passante, De ton regard d’eau claire ample et vertigineux. Quand s’animent tes pas, je m’entends vivre en eux, Et tu sembles toujours au soleil qui te porte Caresser d’un éclat la...
Vous direz que je fus celui-là qu’on insulte, Une apparence d’homme en un mauvais logis ; J’aurai vécu si peu dans l’ombre ou le tumulte, Martelant l’idéal de mes deux poings rougis. Vous direz qu’hébété j’eus grand-peine à connaître Ce monde où les fâcheux...
Autour de mon berceau se penchent Les amoureux de mon minois. Les uns, les autres, tous ils flanchent Dès que j'agite un peu les doigts. Je suis un bébé sans problème A l'appétit fort aiguisé. Tiphaine est mon nom de baptême. Je souris au moindre baiser....
Thierry_Cabot_-_Le_voyageur_melancolique_02.mp3 Ai-je longtemps conduit mes pas sans m'égarer ? Moi l'enfant des soirs nains, que chaque pierre incise Et qu'un pauvre idéal étreint jusqu'à pleurer Devant le sein troublant d'une belle indécise. Comment...
Sauront-elles jamais, la nuit quand le cœur tombe, Quand le réel n’est plus qu’un engloutissement, Contenir de leurs doigts collés au firmament La mer de nos sanglots regardant vers la tombe ? Hier, nous les sentions à chaque élan du jour Avec ces alcools...
Toi qui jusqu’à la nue empruntes L’éclair où flambe l’essentiel, Fais resplendir mon coin de ciel Ennuagé d’ombres défuntes. Mais peux-tu raviver toujours Ce qui toujours meurt et s’absente ? Déjà ma nuque blanchissante Porte la nuit des anciens jours....
Es-tu belle, toi femme à la candeur perfide ? Peut-être selon l’heure ou selon le moment ; Le moment qui te voit majestueusement Réenchanter mes yeux de ton pas de sylphide. Entre soie et velours, tu caches intrépide Ce poignard affûté pour un nouvel...
Thierry_Cabot_-_La_Blessure_des_Mots_Selection2.mp3 Texte 6 Mon îlot de feu clair, mon nid, mon amoureuse, Depuis quand n'ai-je plus dans ton riche cou blanc Enseveli ma tête orpheline et fiévreuse Et d'un bien sans égal épousé tout l'élan ? L'hiver a...
A force d’être lâche et recroquevillée, Tu n’es déjà plus celle où vibraient nos couleurs, Ma France à la voix trouble, à la lèvre écaillée, Qui dans le fiel recuit saccage tes valeurs. Quoi ! ne serais-tu plus qu’une harpe geignante, Qu’une chaloupe...
Que ne suis-je l’amant des aurores songeuses Où le temps ne connaît ni bourreau ni martyr. Quand rêvent sous mes yeux tes épaules neigeuses, Que ne puis-je à la fois m’y perdre et m’y blottir. Plein de toi chaque jour, que n’ai-je au moins, que n’ai-je...
Toupie écorchée, Qu’a-t-il voulu faire ? Sur le planisphère, L’ombre s’est couchée. Vingt ans puis quarante Et plus, ô dilemme ! Dont s’échappent même L’or et l’amarante. Au bout, la nuit sotte, La moisson ravie. A l’écran sans vie, L’image qui saute…...
Thierry_Cabot_-_Bonheur.mp3 Il a dit l'éclair bleu des rives souterraines, Les silences surpris et les larmes d'azur, Il a dit les flots d'or parcourus de sirènes Et le rayonnement d'un espoir toujours pur. Il a fait la stupeur des regards immobiles,...
Thierry_Cabot_-_La_Blessure_des_Mots_Selection2.mp3 Texte 3 Combien était magique et loyale et profonde ! La saison où brillaient les émois les plus chers, Où la terre nubile aux somptueuses chairs Se prélassait dans l'or ineffable du monde. Il y avait...
Vers nous, telle une reine humble dans son fichu, Plus séraphiquement lumineuse qu’aucune, Elle resplendira sans tache et sans lacune Par-delà toute nuit où l’amour avait chu. Celle-là, pas une autre, à qui l’homme déchu Attachera des yeux dépouillés...
Thierry_Cabot_-_Pressez_vous_de_m_aimer.mp3 Pressez-vous de m'aimer. J'avais froid tout à l'heure. Le vent du soir gémit comme un enfant glacé. D'infatigables maux pleuvent sur ma demeure, Et mes élans d'hier ont pour toujours cessé. Car hier est si loin......
Thierry_Cabot_-_Feerie.mp3 C'était comme un grand soir d'où montaient des légendes. Les mots effarouchés s'étaient mus en offrandes Et les rêves, sans bruit, touchaient nos doigts frileux. Sur les lèvres en fleurs, avec de longues phrases, Les vents graves...
Thierry_Cabot_-_La_Vie_blessee_Le_sang_du_monde.mp3 Après que nous aurons, la chair vieillie et lasse, Humé traîtreusement les venins de la mort Et qu'auront triomphé, jeunes à notre place, Des inconnus dont tout verra fleurir le sort ; Après que suffocants...
Thierry_Cabot_-_Noire_melancolie.mp3 Comme j’ai peur ; ma foi s’enlise. L’espoir s’écaille en gémissant. Un air de fado grimaçant Me tue et retue à sa guise. L’épouvantable et lourde bise Incrustée en moi jusqu’au sang, Rend ce jour d’hiver qui descend...
J’ai trop besoin de toi pour des fugues majeures. La nuit laide charrie un amas de poisons. Nous avons tant souffert que là nous nous taisons, Avec dans le regard l’écho des mêmes leurres. Mais non il ne faut pas, ma Luce, que tu pleures. C’est déjà beau...
Thierry_Cabot_-_La_Vie_blessee_Le_Desherite.mp3 J'ai tant erré, tant joint les doigts, tant cru de choses Lasses même de vivre au-delà d'un frisson, Tant remué de mots futiles et moroses Qui se sont déchirés de buisson en buisson ; Ne sachant rien de...
Quel sot manège ! Un baiser tu. Le je, le tu Là sous la neige. Il l'aimait tant. Ce n'est plus l'heure. Le bois qui pleure Lui dit : "va-t'en". Toujours l'espace Fait de pourquoi ? Dieu reste coi Et l'homme passe. Nul réconfort. Dans la bourrasque, Partout...