Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
Thierry_Cabot_-_Scene_enfantine.mp3 Les rires blonds Près des vallons Courent sans même Un trouble, un seul. Loin du linceul, Tout est poème. Malicieux, Vingt petits yeux Dont l’or se voile, D’un puéril Soleil d’avril, Font leur étoile. O cet enfant Ebouriffant...
Thierry_Cabot_-_La_reine_de_beaute_.mp3 Ce fut comme un émoi de chair et de satin, Un grand coup de soleil éclipsant le jour même Quand, prodige du ciel ou faveur du destin, Sa jeunesse parut dans son éclat suprême. Elle avait à la lèvre on ne sait quel...
Thierry_Cabot_-_Un_soir_de_neige.mp3 Nos regards se touchaient sous l’éclat vert des lampes. C’était un soir de neige unique et désiré ; Un soir où l’idéal coulait sur tes deux tempes Et tapissait ma voix d’un chemin azuré. Les longs murs cotonneux vibraient...
Thierry_Cabot_-_Le_petit_faon.mp3 Dans le joli bois, merveille ! Quand naît le jour, Un tout petit faon s'éveille ; C'est un amour. Dès que l'aube aux doigts de perle Joue en ses yeux, La candeur chez lui déferle En traits joyeux. Alors bientôt, course...
Thierry_Cabot_-_L_instant_parfait.mp3 Depuis les sommets bleus jusqu'aux secrètes plages, La splendeur elle-même enflamme l'air subtil, Et comme un fin nectar envolé d'un pistil, Quelque chose en nous deux prie au-delà des âges. Quelque chose de frais,...
Ils sonnent tant, ils sonnent tant ce vague soir, Les noms limpides chuchotés sous une porte, Ceux que je n’ose entendre au bout de ma foi morte Et qui se tiennent là comme le désespoir. Ils bougent trop, ils bougent trop, les cent visages Dont le profil...
Thierry_Cabot_-_A_un_poete.mp3 Lève le camp. Ils meurent tous de ne point vivre. Chez eux, à coups félons, halète la rancœur. A les voir écumant, l’œil jaune et le poing ivre, Qui ne leur jetterait son idéal au cœur ? Oh ! cependant, il est quand même...
Déjà glissent dans la nuit claire Pleine de songes triomphants, Quatre jolis petits enfants Dont tout à coup l'âme s'éclaire. Paul escalade un très grand mur ; Jean ne se plaît que dans l'étrange ; Fanny converse avec un ange Qu'elle suit au bout de l'azur....
Toute blanche, la taille fine, En minaudant comme il lui sied, Une chatte aux grands yeux, Delphine Esquisse un mouvement princier. Aussitôt, c'est pure folie ! Tous les matous clignent de l'oeil ; Le lapin souffle : "Elle est jolie"; Au loin la suit...
Thierry_Cabot_-_Le_poete_dechu.mp3 Je me déchire avec l’écume, Je m’endeuille avec le blizzard, Et les décombres de ma plume Hantent les marches du hasard. Rien ne me porte que le doute. Mon nom ? A peine l’ai-je su. Qui m’aime un peu ? Là, qui m’écoute...
Thierry_Cabot_-_L_Esperance.mp3 Je l'ai vue animant les rivières captives Et les doigts et les fronts tout neigeux de sommeil ; Je l'ai vue égayant des prunelles craintives Que nimbait d'un éclair le soir jaune et vermeil. Je l'ai vue à foison comme une...
Sans doute à jamais tu regretteras Le neigeux appel des bateaux à voiles, Les sommeils toujours habillés d'étoiles, Qui voyaient au ciel tressaillir tes bras. Sur les flots d'un songe aux blancs opéras, L'enfance peignait ses ors et ses toiles, La tienne...
Mots clés de "La Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité Comme j'ai pu dans tout semer des riens sans charme. Comme j'ai face au vide aliéné mon sang Et mis sur ma figure...
Thierry_Cabot_-_Le_Vieillard_et_la_Jeune_Fille.mp3 Votre souffle a pour moi dont la sève décline L'ensorceleuse ampleur des jours se fécondant. O belle que je sais dans toute chose encline A jeter sur ma route un grand ciel confondant ! Les bals miraculeux...
Thierry_Cabot_-_Muse_mon_amante.mp3 Splendide, avec les ailes d'autrefois, Tout m'emplira d'une extase première ; J'habiterai le son et la lumière Pour te chérir de somptueuses fois. Les mots en nous, bénis comme des rois, Flamberont mieux qu'une rose...
Un fier lapin allait, joyeux, Sur l'océan vert de la mousse, Et l'on voyait mille ciels bleus Se refléter dans sa frimousse. "Où cours-tu donc, le nez au vent ? Ami lapin, veux-tu le dire ? Ton oeil est vif et bien souvent Flotte sur toi comme un sourire."...
Infini poudroiement que le cœur large appelle, O fécond trouble illuminé du sud au nord ! Voilà que loin là-bas se dresse une chapelle Où l’amour sidéral flamboie autant que l’or. C’est le moment, c’est Lui ; les gestes en cascades Mêlent leur douceur...
Elle est partie avec l'automne, La douce fée aux doigts d'argent ; Elle est partie, et plus personne N'enchantera mon coeur d'enfant. Elle savait si bien me dire Les mots qu'attendent les rêveurs, Et dissiper par un sourire Toutes révoltes et douleurs....
Je suis un crocodile... aux crocs... aux crocs charmants. On me croque, on me craint et même on me plaisante. C'est un accroc au coeur, ce sont mille tourments Que me font des escrocs à l'âme malfaisante. Je m'accroche à l'espoir d'être cru par moments...
Ah ! qu'ils sont jolis à voir ! Lui bêlant à sa venue, Elle coquette et menue, L'entretenant jusqu'au soir. _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ La fillette davantage Dit l'aimer à tout moment. Le mouton dans son langage Ne parle pas autrement. Et c'est vrai...
Enfant, voici l'aube sublime Où comme dans un même envol, Tes menus pieds qu'un souffle anime, Osent d'un coup fouler le sol. Et plein d'amour, tu t'extasies ; Le monde si grand, si nouveau Est fait d'au moins cent poésies Dont tu demeures le joyau. Alors,...
Est-elle jaunie assez, La photo qui dans un meuble, Des moissons d’un vieux passé, Souffle le chaume ou l’éteuble ? « Mil neuf cent soixante-deux. Sans qu’aucun éclat ne m’orne, J’ai tout l’air du galvaudeux Traversé d’une onde morne. Avec mon regard...
Que fait l’homme ? Vois sur les pelouses follettes Quelque diptère qui frémit, Et sous les jeunes gouttelettes, Un tressaillement de fourmi. A nos pieds, l’herbe matinale Héberge au milieu des frissons L’imperceptible d’où s’exhale Le bouquet d’impalpables...
Un petit moineau vole ingénument Dans notre maison ouverte à sa joie ; D'une pièce à l'autre, ô comme il déploie L'innocent bouquet du ravissement ! Mais la porte claque... et notre famille Malheur ! pour un mois, va quitter les lieux. Le cher oisillon...
O douce ! malgré toute perte, Ce soir enfin, si tu le veux, Efface d’une joue experte L’ombre qui pèse à mes cheveux. Que ta caresse duveteuse En onde lisse roule en moi ! Avec des sanglots de conteuse, Avec l’arpège de l’émoi. Ton souffle maintenant...