Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
En ce lieu sans visage où me mord la tristesse, Rappelle-moi l’abeille unie à la candeur ; L’ineffable anémone aux yeux de prophétesse Dont j’aimais réveiller dans ma paume l’odeur. Rappelle-moi, veux-tu, les soirs comblés d’oranges Et les crayons fougueux...
Lire la suiteQuoi, tout me déserte. Vains, si vains combats ; L’orgueil jeté bas Dans la fosse inerte. Pauvre écho de rien. Mon fantôme passe. Et vers quelle impasse, Vais-je, sot terrien ? Brisement, mal-être Là, sans contenu. Le matin venu, Jamais une lettre. Au...
Lire la suiteQuelles taches ! Quelles tâches ! Combien je souffre… combien ! Jusqu’au seuil hurlant du bien, Crépitent les armes lâches. O le mal toujours vainqueur ! J’ai tellement froid au cœur. L’homme - pourquoi ? - se sent ivre De l’or bu sans coup férir. A peine...
Lire la suiteRieuse, je te vois sur la berge dansante Me subjuguer, mon éternelle, ma passante, De ton regard d’eau claire ample et vertigineux. Quand s’animent tes pas, je m’entends vivre en eux, Et tu sembles toujours au soleil qui te porte Caresser d’un éclat la...
Lire la suiteInfini poudroiement que le cœur large appelle, O fécond trouble illuminé du sud au nord ! Voilà que loin là-bas se dresse une chapelle Où l’amour sidéral flamboie autant que l’or. C’est le moment, c’est Lui ; les gestes en cascades Mêlent leur douceur...
Lire la suiteEst-elle jaunie assez, La photo qui dans un meuble, Des moissons d’un vieux passé, Souffle le chaume ou l’éteuble ? « Mil neuf cent soixante-deux. Sans qu’aucun éclat ne m’orne, J’ai tout l’air du galvaudeux Traversé d’une onde morne. Avec mon regard...
Lire la suiteO douce ! malgré toute perte, Ce soir enfin, si tu le veux, Efface d’une joue experte L’ombre qui pèse à mes cheveux. Que ta caresse duveteuse En onde lisse roule en moi ! Avec des sanglots de conteuse, Avec l’arpège de l’émoi. Ton souffle maintenant...
Lire la suiteVous direz que je fus celui-là qu’on insulte, Une apparence d’homme en un mauvais logis ; J’aurai vécu si peu dans l’ombre ou le tumulte, Martelant l’idéal de mes deux poings rougis. Vous direz qu’hébété j’eus grand-peine à connaître Ce monde où les fâcheux...
Lire la suiteQue fait l’homme ? Vois sur les pelouses follettes Quelque diptère qui frémit, Et sous les jeunes gouttelettes, Un tressaillement de fourmi. A nos pieds, l’herbe matinale Héberge au milieu des frissons L’imperceptible d’où s’exhale Le bouquet d’impalpables...
Lire la suiteEst-ce déjà l’hiver dans le froid de l’automne ? Un soleil égrotant fige le cœur du jour. Près de moi, sourde plainte, expirant l’abat-jour Diffuse une lumière atone. De la vitre embuée au réchaud sans couleur, Mon pas flotte, lugubre à mâcher des ténèbres,...
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