Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
A force d’être lâche et recroquevillée, Tu n’es déjà plus celle où vibraient nos couleurs, Ma France à la voix trouble, à la lèvre écaillée, Qui dans le fiel recuit saccage tes valeurs. Quoi ! ne serais-tu plus qu’une harpe geignante, Qu’une chaloupe...
Lire la suiteJ’ai trop besoin de toi pour des fugues majeures. La nuit laide charrie un amas de poisons. Nous avons tant souffert que là nous nous taisons, Avec dans le regard l’écho des mêmes leurres. Mais non il ne faut pas, ma Luce, que tu pleures. C’est déjà beau...
Lire la suiteQuel sot manège ! Un baiser tu. Le je, le tu Là sous la neige. Il l'aimait tant. Ce n'est plus l'heure. Le bois qui pleure Lui dit : "va-t'en". Toujours l'espace Fait de pourquoi ? Dieu reste coi Et l'homme passe. Nul réconfort. Dans la bourrasque, Partout...
Lire la suiteToupie écorchée, Qu’a-t-il voulu faire ? Sur le planisphère, L’ombre s’est couchée. Vingt ans puis quarante Et plus, ô dilemme ! Dont s’échappent même L’or et l’amarante. Au bout, la nuit sotte, La moisson ravie. A l’écran sans vie, L’image qui saute…...
Lire la suiteEs-tu belle, toi femme à la candeur perfide ? Peut-être selon l’heure ou selon le moment ; Le moment qui te voit majestueusement Réenchanter mes yeux de ton pas de sylphide. Entre soie et velours, tu caches intrépide Ce poignard affûté pour un nouvel...
Lire la suiteSauront-elles jamais, la nuit quand le cœur tombe, Quand le réel n’est plus qu’un engloutissement, Contenir de leurs doigts collés au firmament La mer de nos sanglots regardant vers la tombe ? Hier, nous les sentions à chaque élan du jour Avec ces alcools...
Lire la suiteToi qui jusqu’à la nue empruntes L’éclair où flambe l’essentiel, Fais resplendir mon coin de ciel Ennuagé d’ombres défuntes. Mais peux-tu raviver toujours Ce qui toujours meurt et s’absente ? Déjà ma nuque blanchissante Porte la nuit des anciens jours....
Lire la suiteSur moi le matin sourd tombe comme une chape. Je n’ose même croire à l’éveil des lilas. Rien ! sinon dans la peine accrochée à mes pas, Hier qui balbutie et demain qui s’échappe. De l’amour, aucun don, pas une seule grappe. Partout glisse le doute avec...
Lire la suiteLe poids d’une vie erre dans la chambre. C’est toi, c’est une autre et c’est toujours toi ; Toi dont le soleil blessé de novembre Effleure la joue à l’angle du toit. Lourd après-midi qui ne sait qu’attendre, Comme sur la berge un long mal sournois, Un...
Lire la suiteAu son des tambours de l’inconsistance, Obscène, triomphe un enfer galeux ! Car voici le temps glauque des fielleux Qui ravageront ta belle existence. Ils sont faits de rien mais leur importance Va jusqu’à souiller les nids fabuleux, Et moitié voyous,...
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