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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 13:01

 

 

Comme amoureusement près du chaud guéridon,

Flamboyaient ces accords que le temps dilapide :

Le piano vibrant d’une note limpide

Et les calices bus dans un même abandon.

 

Juin tissait des nids à la croisée ouverte.

De languissantes fleurs s’enlaçaient par moments.

Sous les effluves pleins de beaux rires gourmands,

Comme l’air était neuf ! comme l’âme était verte !

 

L’un et l’autre à voix douce en choeur lançaient : "je dois

Eveiller mille lieux, allumer mille toiles."

Leurs mains jointes semblaient retenir les étoiles

Sans que la crainte même eût fait trembler leurs doigts.

 

Le soleil langoureux les noyait de bien-être,

L’espérance volait sur le sol constellé ;

Comme si le bonheur magnifique et troublé

Avait dans un élan jailli par la fenêtre.

 

Elle s’appelait dune, aquarelle, élixir.

Lui savait lire au ciel les plus nobles présages.

Ils avaient dix-sept ans jusqu’à la fin des âges

Tellement rien en eux n’aurait pu s’obscurcir.

 

 

Poème extrait de "La Blessure des Mots"

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Published by Thierry CABOT
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commentaires

marlou 09/01/2013 05:00

Moment extraordinaire qui mèrite bien d'être éternel...
Meilleurs voeux pour la nouvelle année.
Amitiés

Thierry CABOT 10/01/2013 19:48



Merci, Marlou, pour vos mots chaleureux !


Je vous adresse mes meilleurs voeux à l'occasion de la nouvelle année.


Bien amicalement et à bientôt.


Thierry



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  • : Thierry CABOT
  •  Thierry CABOT
  • : Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
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