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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 15:52

 

Jeux, scène gratuite,
Rôles de bouffon ;
Les noeuds se défont
Chacun à la suite.

Etrange poursuite
D'un bout de chiffon
Où ne reste au fond
Qu'une chair détruite.

Le verbe enjoué,
Aurons-nous joué
Plus d'une semaine

Avant que la mort
Infamante prenne
Acteurs et décor ?


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 15:36

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 


Je n'ai pas été soigneux de mes rêves.
Je n'ai jamais pu tutoyer le mal.
Le mal s'arrêtait à mon premier bal
Quand les mauvais jeux n'étaient que nuits brèves.

Je me suis perdu, noyé corps et biens
Dans le tourbillon furieux des hommes,
Ne sachant moi-même après quels fantômes
Je courais... courais pour de maigres biens.

Et l'heure est venue où, sans rien comprendre,
D'un coup j'ai senti comme un goût de cendre
Envahir ma gorge invinciblement.

La haine jetée avec ses mensonges
Me voit aujourd'hui plein de dénuement
Pendant que je hèle, amer, mes vieux songes. 


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot




   

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 14:39

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 


Amis, auprès de vous, comment retrouverai-je
Les bienfaits et les dons aux charmes puérils ?
A nouveau, je suis là, privé du sortilège
Qui d'un étrange émoi faisait battre mes cils.

Et je forme un souhait vite pris à son piège
Et ma plume fourbue affronte cent périls...
Mais quelle voix soudain, quelle clarté m'assiège
En habillant ces vers des chants les plus subtils ?

Ecoutez, écoutez la céleste harmonie,
Poème, souffle aux mots un rêve de génie,
Va plus haut ! Va plus loin ! toi, limpide sonnet.

La fièvre bondissante explose en cris de joie.
O l'éclatement fou de l'aube qui rougeoie !
On dirait la brisure où tout monte et renaît.


Poème extrait de " La Blessure des Mots ".

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

  

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 13:30

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Marécage malsain aux lumières avares,
Etang glauque et fangeux hérissé de barbares,
Les chagrins qu'ont subis tes pâles naufragés
Exhalent le sang lourd des espoirs saccagés.

Après que la perfide école eut, sotte femme,
Abêti nos cerveaux sous une règle infâme,
Quand les fades leçons et les vils examens
Eurent même gâté le meilleur des humains,
Voilà que dans ta jungle, à peine entrés en lice,
Déjà nous attendait un non moins grand supplice
Car, distillant bientôt cent amères liqueurs,
Tu saurais longuement désespérer nos coeurs...
C'était un lieu taillé pour l'envie et la guerre ;
Le mensonge y pointait une langue vulgaire
Si bien que chaque mot affilé tour à tour,
Faisait mal comme font les serres d'un vautour.
On voyait la raison, changée en hydre énorme,
Brandir de tous côtés la hache de la norme
Puis, du matin aveugle au soir exténué,
Aiguiser contre nous son verbe infatué.
A l'usine, au bureau, le long des mornes salles,
Le soupçon et la peur mêlaient leurs lèvres sales
Tandis que, maléfique, errait de coin en coin
La compétition au nez rude et chafouin.
Ni bontés ! ni ciel bleu ! partout des places fortes !
Les justes bafoués se cognaient l'âme aux portes
Et le monde sensible, à toute heure banni,
Gémissait quelquefois dans un regard jauni.
Comme il n'estimait pas notre vie assez chère,
Toujours le dieu Mammon bavait de surenchère
Mais, sous le gant rigide ou l'aiguillon vénal,
Il ne subsistait rien qui fût original.
Et la joie elle-même ayant fait antichambre,
Nos fronts suaient d'ennui de janvier à décembre,
Nos fronts bas et vaincus où les regrets d'un jour
Parfois, glissaient pareils à de longs cris d'amour...

Oh ! beaux coeurs balayés avec un soin coupable,
Ne valons-nous pas plus qu'une ligne comptable,
Pas plus qu'un vague nombre infime et désolant
Inscrit on ne sait où sur un ancien bilan ?


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 20:45

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 


Songe, mon idéale, une fois, pas plus, songe
Aux flots victorieux d'un soulèvement doux ;
Comme nous oublions le vieux mal qui nous ronge
Et tout cela n'est rien... et l'on tombe à genoux.

Les soirs viennent... les soirs, vierges de tout mensonge,
La candeur, femme lune, éloigne les courroux ;
Dans le vrai, dans le beau, combien chacun se plonge,
Le coeur saisi par l'or de fabuleux Pérous. 

Laisse, mon idéale, une seconde laisse
Le grand bonheur limpide étinceler en nous ;
Lui seul pourra chasser notre antique faiblesse
En nous émerveillant d'une aura de bijoux ;

Lui seul... fait de ces dons qu'aucun feu ne délaisse :
Chants bleutés, lit d'azur, et mots chers à nos goûts.
Songe une longue fois... et toujours... et sans cesse...
Eblouie à jamais des plus vastes remous.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 20:31

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 


Il nous sera fait une gloire unique,
Des îlots tremblants aux saveurs de lait,
Et de beaux soleils devenus musique
Comme si le temps nous ensorcelait.

Du secret, du neuf riant sur les choses,
Nous exalterons l'idéal éteint
En jetant au ciel des apothéoses
Qui seront le chant d'un meilleur destin.

Et c'est là que tout, folie ou conquête,
Toutes les beautés à n'en plus finir
Se réveilleront pour la même quête,
L'inlassable quête où pleut l'avenir.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 19:53

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 


Où sont-ils ? Où sont-ils, ces paradis sacrés ?
Où nos âmes si bien devinaient leurs mystères.
Où sont-ils, ces serments et ces voeux adorés ?
Par qui nos pauvres coeurs s'étaient voulus sincères.

Sans doute enfuis déjà vers des coeurs égarés
Et perdus comme nous dans les mêmes chimères, 
Et dont les mots d'un soir, follement murmurés,
Ne seront à leur tour que des sons éphémères.

Hélas ! Faut-il mourir sans les revoir jamais,
Tous ces divins bonheurs échappés à coup d'aile ?
Et ne viendront-ils plus nous dire désormais
Combien, pour un instant, soudain la vie est belle ? 


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 19:43

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Juste quelques rares moments,
Fais taire un peu tes peurs anciennes.
D'imperceptibles flamboiements 
Rêvent, soyeux, à nos persiennes.

Entre deux rires désarmants,
La vie en douce fait des siennes,
La vie à laquelle tu mens 
Avec des colères prussiennes.

Il suffit de ne penser rien,
De n'être au fond qu'un beau vaurien
Epris du jour qui se dérobe.

Mais chacun va, pressant le pas,
Et quand l'amour ôte sa robe,
Nous ne le reconnaissons pas.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 19:20

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 


 1 Des hommes

Les rivages bénis que notre émoi caresse,
T'ont-ils abandonné pour des lieux malveillants ?
Car voilà ton beau coeur en proie à la détresse
Et tes regards emplis de rêves suppliants.

Tu sais bien, tu sais trop les grimaces du pire ;
Ainsi pourquoi, mon Dieu ! t'es-tu cru le plus fort ?
Les plus forts sont ceux-là qui poussent dans un rire
Des râles de victoire en insulte à la mort.

Mais nous, ami, mais nous... nous demeurons des hommes
Dont l'obscure faiblesse interroge les cieux.
Des hommes seulement, c'est tout ce que nous sommes,
Et c'est parfois beaucoup si ce n'est pas le mieux.

2 Une souffrance...

Ouvrez-moi des lits clairs et des cieux idylliques ;
La blessure de vivre augmente mon effroi.
Je voudrais me noyer dans de fières suppliques
Afin d'oublier l'heure où mes yeux auront froid.

Au diable ! vos sanglots et vos poses tragiques.
Que l'on me donne vite une lumière... un toit.
Mon frère, j'ai besoin de grands soleils magiques
Afin de moins souffrir, lâchement, comme toi.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 17:44


Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Les gradins lumineux explosaient de vivats
Lorsque telle une source à la gloire envolée,
Elle apparut divine au chant de sa foulée
Dans l'arène sonore où glissaient les divas.

La piste en feu brûlant comme un seul coeur qui bat,
Emportait ces dix fleurs l'une à l'autre mêlées
Parmi lesquelles, souple et les mains constellées,
Elle courait saisir la palme du combat ;

Car déjà ses pieds vifs semblaient par intervalles,
Eteindre peu à peu l'ardeur de ses rivales 
Dont le souffle écumant expirait en lambeaux.

Puis ce fut tout à coup l'ultime trajectoire
Et le stade enfiévré des gestes les plus beaux,
La vit, sur le sol tiède, embrasser sa victoire.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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  • : Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
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