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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 02:56

 

 

Reposons-nous ; la lune étreint nos ombres lisses.

Des halos vont baignant le seuil chaud des manoirs.
Pendant que je t'effleure, en moi toujours tu glisses
Le lancinant velours de tes vastes yeux noirs.

Je n'entends que ton nom sur mes lèvres complices
Comme un diamant clair taillé pour cent miroirs,
Ton nom seul dont les plus musicales délices
Ont déjà su combler bien des soirs... et des soirs.


Duo vertigineux au parfum de jacinthe !
L'espace rêve en nous telle une fièvre sainte
Et l'ondoyante brise étend son voile aimé ;

Tandis que, sensuelle, avec tes mots de reine,
Tu sèmes dans mon coeur mille fois sublimé,
Les éclats d'une voix frôleuse et souveraine.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 16:28

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Chétif et glacé, me voilà
Qui vais, silhouette falote,
Tantôt ici puis tantôt là
D'un pas tremblotant qui sanglote.

Au recoin de tous les taillis,
Mon âme s'écorche et se blesse
Et le coeur soûl, les traits vieillis,
Je ne suis que plaie ou faiblesse.

Dans le vague jour éperdu,
L'horizon lépreux se déchaîne
Tandis que chaque instant perdu
Me ronge d'une immense peine.

Et mes yeux déjà semblent morts,
Mes yeux froids aux languides plaintes,
Errant de regrets en remords
Comme des étoiles éteintes. 


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 16:26

 

Il eût suffi d'une épaule éclatante
Sous la chair tiède et soyeuse du jour,
D'un sanglot d'âme irradiant d'amour,
Venu combler mon infinie attente.

De longs soupirs, ô douce, ô pure entente !
Auraient soufflé maint aveu presque sourd,
Languissamment, comme un fleuve qui sourd
Avec une onde à la voix chuchotante.

Moment si vaste et si délicieux !
J'aurais longtemps, captivé par tes yeux, 
Senti mes doigts aussi grands que des ailes ;

Et je me serais tu... fou, consumé,
Le coeur tout chaud d'exhalaisons nouvelles,
Près de ta lèvre au parfum tant aimé.


Poème extrait de la " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot





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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 16:05



Jour et nuit, quelque chose en moi pleure et s'entête,

Un bégaiement de vie obscur et palpitant,
Egaré dans un coin douloureux de ma tête
Et que l'espoir agite à ma lèvre, un instant.

Chaque fois, bien ou mal, vivre est un casse-tête ;
Je ne sais quoi m'enivre ou me mord tout autant :
La beauté prise aux mots de mes songes d'esthète
Ou l'heure exténuée enfuie en tremblotant.

Hélas ! de quel soleil ravirai-je la flamme ?
Le jour épais me laisse une griffure à l'âme
Puis remue à nouveau son éternel ennui ;

Et l'oeil encore plein d'un feu que l'aube glace,
Vraiment que puis-je aimer de ma cervelle lasse,
Qui ne soit une fleur arrachée à la nuit ?


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 15:59

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 


Puis-je encore éveiller longtemps, comme en sourdine,
Les images d'une heure aimée en un cher lieu
Où les couples riant sous la tiédeur câline,
Voyaient briller le monde et leur joie au milieu ?

Des frissonnements doux voltigeaient dans l'espace ;
Le soir clair avait mis ses ailes de satin ;
Parmi les jeux lascifs, telle une ode fugace,
Les lèvres exhalaient quelque songe enfantin.
 
Avec effusion, maintes harpes célestes
Noyaient d'éclats subtils l'effleurement des yeux ;
On entendait frémir jusqu'au fond de nos gestes
Le souffle immaculé d'un élan radieux.

Caressante magie ! effeuillement d'étoiles !
Chacun respirait l'âme intime du berceau ;
Car il semblait qu'un peintre aux sensuelles toiles
Avait bu l'ineffable au bout de son pinceau.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "
 

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot







                    
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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 11:25

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 


Bouffée impétueuse éclose en vin d'honneur
Qui coule, triomphal, sur des lèvres ailées !
Eclairs d'enthousiasme embrassant les allées
Si larges que la foule y nage de bonheur !

Une ville éternelle à la splendide gloire
Eveille les regards, libres dans l'air soyeux ;
Célérité bénie au fond de mille yeux
Sublimés par la neuve insolence de croire !

Que se lèvent pour nous les cantates du vent
Et de grands feux parmi les aubes ingénues !
Des battements de fièvre au coeur des avenues,
En longs frissons d'amour, s'appellent en rêvant.

Une ville féconde et jamais oublieuse
Où nos pieds attendris foulent des champs d'azur,
Et semblable toujours à l'enfant le plus pur
Dont jaillirait la foi toute délicieuse...

Immensité du temps aboli d'un seul jet !
Cent matins lumineux aux secrètes audaces 
Couvrent de joie énorme et les toits et les places
Et font magiquement resplendir tout projet.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 10:08

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.

 

 

Mon orpheline, ma voyante,
Ma rêverie au ciel de traîne,
Toi, ma démone souterraine
Qui fait ma bouche suppliante.

Mon jour sans feu, ma nuit peureuse
Vieille d'espérances fanées ;
Dans la fêlure des années,
Tout un abîme qui se creuse.

Ma tragédie aux folles routes
Sous le long poignard du silence ;
O mon intime violence
En quoi s'aiguisent les déroutes !...

Mon havre saint, toi, ma fontaine,
Vous, mes eaux claires et félines
Quand l'amour de ses mains câlines
Rend la douleur presque incertaine.

Mon éveil, ma sublime porte,
Toi, ma chaumière douce et blanche,
Venus en moi comme un dimanche
Parmi la joie éparse et forte.

Vous, mes éclats de pleine lune,
Vous enfin ! mes hautes merveilles
Soulevant des houles pareilles
A des flots tendres sur la dune.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 09:48

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Peut-être seras-tu l'hiver noir qui somnole
A l'ombre du malheur enfoncé dans mes flancs,
Le couteau sidéral aux appétits sanglants
Ou l'idéal flétri d'une mauvaise idole.

Des poisons, des cancers toujours plus violents
Me feront voir les maux dont nul ne se console
Pendant qu'aveugle et sourd à ma propre parole,
Je me consumerai d'illusoires bilans.

Mais peut-être... peut-être, en moi que tout écoeure,
Seras-tu la bonté magnifique à chaque heure
Et l'espoir vif et beau grandi par vingt succès ;

Peut-être seras-tu la foi jamais absente
Où les jours éblouis riront jusqu'a l'excès,
Oh ! pour moi, pour moi seul ! ô vie étourdissante !

 


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 09:28

Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Oh ! Te raconterai-je humblement, certain jour,
Ce que je cache en moi comme un bien sacrilège ?
Amie ! Oh ! Jeune amie ! Enfin te le dirai-je
A la faveur d'un mot soufflé dans un cri sourd ?

Mais comment t'avouer que c'est déjà l'amour
Dont le nom retentit en un vain sortilège ?
Indocile et trop fou pour n'y voir aucun piège,
Et me dissimulant jusqu'au ciel alentour.

Marie ! Ah ! Tu deviens plus que moi, plus que tout,
Un éclat généreux qui désespère l'âme,
Et j'applaudis sans fin à mon rêve, à mon drame
Quand l'un finit bientôt et que l'autre est partout.

Car à chaque bonheur se mêle du dégoût,
A chaque espoir éteint, une nouvelle flamme ;
Oh ! Songer que c'est beau, crier que c'est infâme,
Oh ! Levain d'infini si proche de l'égout.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 09:13


 

Je suis un homme empli de toutes les errances,
Un exilé sans voix inutile à lui-même,
Un mendiant battu par le vent triste et blême
Et qui soupire après de vagues espérances.

Entre vingts rochers noirs balayés de souffrances,
Mon destin va roulant comme une lame extrême,
Plus loin, toujours plus loin où le chaos l'essaime,
Et pareil à l'écume aux troubles fulgurances.

Objet veule en tous lieux, mi-déchu, mi-grotesque,
Chaque flot m'engloutit sous son poids gigantesque
Avec des feulements pleins de haine et de soufre ;


Et noyé dans ma nuit, c'est en vain que j'implore
Quelques vers assez fous pour me tirer du gouffre,
Ayant perdu les mots qui font croire à l'aurore.


Poème extrait de " La Blessure des Mots "

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  • : Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
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