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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 18:04

 

En ce lieu sans visage où me mord la tristesse,

Rappelle-moi l’abeille unie à la candeur ;

L’ineffable anémone aux yeux de prophétesse

Dont j’aimais réveiller dans ma paume l’odeur.

 

Rappelle-moi, veux-tu, les soirs comblés d’oranges

Et les crayons fougueux sur la page du Beau,

Quand l’amour jouait nu des sonates étranges

Qui montaient… qui montaient comme l’or d’un flambeau.

 

Rappelle-moi l’haleine adorable des choses ;

Tout le jour, quelle soif ! quelle sainte liqueur !

Le monde était si plein de nos métamorphoses.

La vie avait toujours un diamant au cœur.

 

Longtemps, rappelle-moi les sources, les cascades

Eveillant de leurs eaux les espoirs diluviens.

Sous le neigeux soleil, ni murs, ni barricades.

Le ciel riait. Je m'en souviens, je m'en souviens.

 

Poème inédit extrait de "La Blessure des Mots"

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Published by Thierry CABOT
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commentaires

marlou 25/02/2015 20:28

Voila un poeme qui touche par sa poesie et ses images hors du commun. Beau, beau...Merci pour le partage de ces mots.
Amities

Thierry CABOT 25/02/2015 23:15



Merci beaucoup Marlou.


En toute amitié.


Thierry



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  • : Thierry CABOT
  •  Thierry CABOT
  • : Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
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