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Mots clés de "La Blessure des Mots" : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie
d'aujourd'hui, sensibilité, émotion.
Splendide, avec les ailes d'autrefois,
Tout m'emplira d'une extase première ;
J'habiterai le son et la lumière
Pour te chérir de somptueuses fois.
Les mots en nous, bénis comme des rois,
Flamberont mieux qu'une rose trémière ;
De ton corps plein, je ferai ma chaumière,
Semant le rêve... auquel sans fin tu crois.
Beaux, éveillés, malgré la nuit dormante,
Moi, l'homme soûl, et toi, la pure amante,
Célèbrerons les vagues du soleil ;
Puis magicien fleuri par ton empreinte,
Je tremperai ma plume au sang vermeil
Dans l'éclair nu de notre chaude étreinte.
Poème extrait de la "Blessure des Mots"
http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot
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Vous faites partie, de surcroît, des visiteurs les plus fidèles de mon blog.
Recevez mes pensées les plus amicales.
Thierry
Bien cordialement.
Thierry
Par l’aile de mon cœur, je rejoindrai ton toit,
Je voyagerai, las, vers ton arc de lumière,
Jusqu’à ton étendue en extase éphémère,
Pour te couvrir le corps du baiser d’autrefois.
J’irai, de battement en battement vers toi,
D’un élan amoureux me poser la première,
De mon corps savoureux visiter ta chaumière,
Éveillant tes émois… auxquels encor tu crois.
J’emplirai ta maison d’un délicieux parfum !
De roses de Pangée, étendard du matin
Élevant ton regard sur ma robe vermeille ;
Apaiser ton amour d’un jardin florissant,
D’une étreinte éternelle en la nuit merveille
Pour mieux te chérir du baiser rougissant.
Nathalie
Votre poème, Nathalie, est merveilleux de force et de grâce. Et c'est une joie pour moi d'en faire partager la beauté aux visiteurs de ce blog.
Bien amicalement.
Thierry
Ces poésies sont des écrits magnifiques et émouvants.
Bon dimanche
En toute amitié
Viviane
J'aime beaucoup les sciences, et votre blog en la matière constitue une mine d'informations.
Les articles consacrés à la mécanique quantique sont tout à fait passionnants.
Un vrai plaisir ! pour l'honnête homme que je m'efforce humblement d'être.
Bien amicalement.
Thierry
En visiteur régulier de cet espace, je n'avais pas encore laissé ma trace. Il m'a semblé que ce poème, dans lequel je retrouve ta patte si particulière, était une bonne occasion de rectifier le tir :)
Amicalement,
La "Blessure des Mots" poursuit humblement son chemin.
Très amicalement et à bientôt.
Je suis en pause actuellement, et ne consulte chaque jour que ma messagerie...Mais on se reverra! A bientôt!
A bientôt.
Bien cordialement.
Thierry
Odile
Chère Odile,
Un message comme le vôtre est ô combien agréable et stimulant !
Merci une nouvelle fois.
A bientôt.
Bien amicalement.
Thierry
Je viens de faire un tour sur votre blog où j'ai eu le grand plaisir de lire vos beaux poèmes.
Si vous souhaitez accueillir quelques-uns de mes textes, voici mon adresse URL : http://www.p-o-s-i-e.over-blog.net
Bien amicalement.
A bientôt.
Thierry
Aucun doute là-dessus : quand la plume est habilement maniée, la forme classique est le tremplin le plus sûr pour atteindre à l’enchantement. Félicitations.
Merci beaucoup, Frédéric.
Le sonnet, ici, m'a paru la forme la plus appropriée à l'objet de ma création.
Et puis il fallait bien qu'un jour je me décide à rendre hommage à celle qui depuis si longtemps m'accompagne.
A bientôt.
Bien amicalement.
Thierry
PS/ je tiens ici à saluer l'immense talent de Frédéric Bruls, un vrai ciseleur de vers.
Chers lecteurs qui visitez ce blog, prenez le temps de découvrir cette belle couronne de sonnets que celui-ci déroule sous nos yeux avec une maestria confondante et un art consommé.
La nature est une femme (Rémy de Gourmont)
À Cécile Olivy
I
À ta beauté je veux offrir cette couronne ;
― À vous, chemins des bois sur les monts allumés !
Je flaire, en ta toison, les parfums embrumés
Qu’exhalent en tombant les frondaisons d’automne.
Sous ces fauves couverts que la sève abandonne,
Rêveur, je me repose, et mes regards charmés
Suivent les mouvements des rameaux alarmés
Sous la ruche d’azur où le soleil bourdonne…
Cascatelle qui croule et glisse en longs froufrous,
Ton flot tumultueux teinte de reflets roux,
Sur un lit de rochers, la mousse, et la caresse…
Tends-moi tes cheveux d’ambre, ô baume essentiel,
Et je les dénouerai d’une main de tendresse,
Ma reine, pour couvrir l’immensité du ciel.
II
Ma reine, pour couvrir l’immensité du ciel,
À son trône brillant, l’aube paraît, se penche…
Une mer murmurante à l’horizon s’épanche,
Qui lui livre sa flamme en un serment de miel…
Bassin aux larges eaux, mon Havre maternel,
Rade calme et profonde où le flot se déhanche,
Sens mon mât qui balance au roulis de ta Manche
Dans des embruns chargés de blancheur et de sel.
Détaché de ton bras, ma frêle et forte amarre,
Mon flanc, loin des radoubs, des œillades du phare,
A levé l’ancre, hélas ! pour un triste archipel…
Mais dans cet océan sans port et sans lumière,
Esquif perdu, j’adresse encore ma prière
À toi, la gloire d’or d’un soleil immortel !
III
À toi, la gloire d’or d’un soleil immortel,
À toi, nimbe éclatant dans ma pénombre amère,
J’offre un vers ténébreux dont le bruit de tonnerre
Roule de mon amour le douloureux rappel…
Du cours de mon destin, calme ou torrentiel,
J’aurai su dégager, d’une main volontaire,
Les joyaux les plus purs de son lit solitaire,
Et les aurai lavés du limon de son fiel.
Orpailleur patient de mes larmes, rivière
Où la fange toujours se mêle à la lumière,
Je sais que ma détresse est l'unique filon
Où dort le diamant parfait de ta couronne ;
— Et rien n'est aussi beau, soleil, que ton rayon
Derrière un horizon que l’orage environne !
IV
Derrière un horizon que l’orage environne,
Comme au creux d’une grotte un torrent irrité,
Le flot des souvenirs, sans fin précipité,
D’une vive rumeur dans mes veines résonne…
Ce gouffre est un chemin qui jamais ne pardonne,
Et je m’y suis perdu, labyrinthe enchanté ;
Quand j’y clame ton nom quinze fois répété,
Seul mon vers me répond d’un écho monotone…
De ma faible raison j’aurai perdu le fil ;
D’un cœur inaccessible ignorant le péril,
Je suis l’explorateur imprudent qui s’étonne
Du danger de sonder un insondable ailleurs…
— Voilà pourquoi je pousse un chant plein de douleurs,
Oiseau tombé du nid, dont la plume frissonne.
V
Oiseau tombé du nid, dont la plume frissonne,
J’aspire à la chaleur de tes cheveux soyeux ;
Tu bruisses, forêt, de ton rire joyeux,
Et l’immuable azur sur tes faîtes claironne !
Dans tes arbres moirés où la sève bouillonne,
La liane à foison laisse tomber ses nœuds,
Et sous ta canopée aux parfums vénéneux,
Une atmosphère humide exulte et tourbillonne…
C’est sous ces dais mouvants que je voudrais songer ;
C’est aux plis de leurs draps que je voudrais plonger
Et dormir un sommeil paisible et salutaire …
Mais l’hiver est venu, d’un vent armé de gel,
Abattre au vol l’espoir d’un oiseau solitaire,
Ululant sans repos, mélancolique appel…
VI
Ululant sans repos, mélancolique appel,
Vil oiseau de malheur, cloué sur une porte,
Nul n’entendra ton cri, car la bise l’emporte,
Animal transpercé par un ange cruel.
Nul Dieu, sur ce calvaire indigne et personnel,
N’endormira le mal qui t’entoure et t’escorte !
Fouille ta solitude, invisible cloporte,
Cette cave où jamais n’entre un rai fraternel !...
― Cécile, mon amour, toi dont les mots de flamme
Éloignent les démons qui noircissent mon âme,
Ta bouche est la rosace ouverte sur le ciel !
Quand j’incline à ta voix mon front perlé de fièvres,
Je bois en frémissant le vin fort de tes lèvres,
Croyant blême à genoux courbé sur son autel.
VII
Croyant blême à genoux courbé sur son autel,
L’azur verse un calice avec tant de paresse…
La mer laisse glisser sa traîne enchanteresse ;
À ses pieds l’air épanche un soupir immortel.
C’est dans ce paysage auguste et solennel
Que j’allume le cierge ardent de ma promesse ;
C’est sur cet horizon, baigné de ta jeunesse,
Que je cueille la fleur de ton baiser charnel.
Sous la frise du jour, alcôve de ma joie,
Je m’étire aux coussins de satin et de soie
Où ton corps languissant a grisé mes esprits…
Le ciel léger sourit à l’angélus qui sonne…
Comme lui, je me lève, et de ton souffle épris,
Entre tes mains je mets ma vie et ma personne.
VIII
Entre tes mains je mets ma vie et ma personne,
Et je trouve à tes flancs, dans l’orage grondeur,
Sur ta face où le ciel s’illumine d’ardeur,
Le refuge où mon âme au repos s’abandonne…
Ici, sur ces massifs que la flore festonne,
M’enivrant à loisir de sa suave odeur,
Je suspends un moment mon pas lent et rôdeur
Pour admirer les monts dressés de la Madone !...
Quand, par delà les bois, la rivière au flot pur,
Sur ton adret brûlant j’escalade l’azur,
Surplombant des pâtis que midi baigne et dore…
J’entends, dans le sanglot de son ruissellement,
Le temps trouble et glacé me fuir par chaque pore :
Comment tarir en moi ce fatal sentiment ?
IX
Comment tarir en moi ce fatal sentiment ?
Sous le foehn du désir, dans la touffeur de l’heure,
Je sens ta langue fondre où mon baiser l’effleure,
Et le ciel à la nuit fait un clin d’œil aimant…
À ta chair cramponné, je désire un moment
Délaisser le chemin escarpé qui m’apeure ;
Car le spectre du soir de la montagne affleure
Et donne aux attardés son avertissement….
J’ai grand besoin de feu ; j’ai grand besoin de laine…
J’ai grand besoin de bois, de verdure et de plaine
Dont je puisse fouler le sol tiède et charmant…
Là-haut, je crains toujours l’assaut des avalanches
Qui me roule et m’emporte aux pentes des nuits blanches,
État d’âme où l’ennui, soudain, cède au tourment.
X
État d’âme où l’ennui, soudain, cède au tourment.
Ainsi, sur la vallée alanguie et sereine,
Un lac placide et froid, bloqué par la moraine,
Déferle, et détruit tout dans un lourd tremblement !
J’ai sur mon front livide un hideux froncement
Que le dépit creusa comme une eau souterraine ;
De ce glacier noirci que la débâcle entraîne,
Des séracs du passé s’abattent brusquement !
Il me faut éclater pour dissiper l’orage,
Il faut crever d’un coup les abcès de ma rage !
Nourrissant le brasier de mon désir amer,
Je ressemble au volcan dont la falaise accore,
Après avoir grondé, s’écroule dans la mer,
— Comme après la nuit règne un jour plus morne encore !
XI
Comme après la nuit règne un jour plus morne encore,
Ton souvenir en cendre enténèbre mes yeux,
Et couve, en son panache acide et vicieux,
Une coulée en feu qui brûle et les dévore.
Il ne reste plus rien des tableaux que j’adore :
Vallons nus ou fleuris, mamelons merveilleux
Où le ciel rougissant posait ses doigts frileux…
Adieu, cadres divins que le néant colore !
— À travers ce désert immense et désolé
Où survit à regret mon cœur déboussolé,
Boirai-je à l’oasis où fleurit l’espérance ?
Verrai-je un vrai soleil marcher sur l’horizon
Au lieu de ce mirage où ton étoile danse,
Idole de mon cœur, reflet de ma raison ?
XII
Idole de mon cœur, reflet de ma raison,
Ô zeste de lumière en mon noir empyrée !
Ton bras est la spirale où mon âme aspirée
Sombre au vertige blanc de ton exhalaison…
Affamé de ton sein, ce fruit de ma saison,
Je goûte à l’infini l’amertume sucrée
Que la sève des sens donne à sa peau nacrée,
Et je souris, repu de sucer son poison…
— L’astre errant de mes jours, mystérieuse Voie,
A traversé ton cœur, illuminé de joie,
Et s’est anéanti dans sa voracité !...
Creuset d’où tout s’écoule et d’où tout s’évapore,
Je me consume en toi, sans fin ressuscité…
— Lève-toi sur mes vers, mon indicible aurore !
XIII
Lève-toi sur mes vers, mon indicible aurore !
Fais miroiter ta robe au nez du séraphin !
Dans le chai de mon cœur, aimable et noble vin,
Libère enfin l’arôme exquis de ton amphore…
Ainsi que la clarté vive d’un météore
Qui flotte, un court instant, dans le ciel incertain,
J’aurai vu s’esquisser ton sourire mutin
Dans l’éblouissement de ma nuit de phosphore…
Sans le rouge bouquet de ton baiser vainqueur,
Je sens grandir en moi l'embâcle de la peur,
Et mon œil accablé, pesant comme une pierre,
Se meurt dans les murs blancs de sa triste prison…
— Ô nectar de ma vie, allège ma paupière !
Exile les frimas de ma froide saison !
XIV
Exile les frimas de ma froide saison ;
Secoue, ô feu rieur, les glaces abhorrées
Qu’imposent sans répit les rapides Borées
À mon âme enchaînée aux fers de l’horizon !
Printemps triomphateur, hisse haut ton blason,
Que je puisse voguer sur les eaux délivrées,
Et, frégate en l’azur, toucher à ces contrées
Où je retrouve enfin ma terre en floraison.
Toi qui, de l’univers, est le plus pur symbole,
Ton chandelier flamboie au sein de la coupole,
Ton lys s’épanouit sur le sceptre du jour !
Oui ! comme un firmament qu’une gloire fleuronne,
Je veux ceindre ton nom de mon splendide amour,
À ta beauté je veux offrir cette couronne !
Sonnet maître et acrostiche
À ta beauté je veux offrir cette couronne,
Ma reine, pour couvrir l'immensité du ciel ;
À toi, la gloire d’or d’un soleil immortel
Derrière un horizon que l’orage environne.
Oiseau tombé du nid, dont la plume frissonne,
Ululant sans repos, mélancolique appel ;
Croyant blême à genoux courbé sur son autel,
Entre tes mains je mets ma vie et ma personne.
— Comment tarir en moi ce fatal sentiment,
État d’âme où l’ennui, soudain, cède au tourment,
Comme après la nuit règne un jour plus morne encore ? —
Idole de mon cœur, reflet de ma raison,
Lève-toi sur mes vers, mon indicible aurore,
Exile les frimas de ma froide saison !
L'adresse qui apparaît comme expéditeur n'a pas été vérifiée.
Je confesse que je m'étais un peu éloigné de cette forme de nourriture de l'esprit. C'est toujours agréable.
Merci infiniment, Moussa, pour votre visite.
Vous trouverez à la fois sur ce blog les poèmes extraits de mon livre intitulé : "La Blessure des Mots" et des chroniques littéraires consacrées à des faits de société, au titre lui-même évocateur : "Tout va bien".
Bien cordialement.
Thierry
Je suis heureux à mon tour de vous retrouver.
Si vous aimez les chroniques littéraires consacrées à des faits de société, je vous invite à la page 15 de mon blog.
Bien amicalement.
Thierry
L'ivresse du vers est dans ta pensée et ta plume s'encanaille et chavire tes blessures, envoies à Jean Dornac un germe de ton blog, tu m'as en un soir abreuvé de tes mots et je compte bien prochainement d'ouvrir sur over-blog un lien comme un pont pour l'écriture !
Merci Thierry !
didier
Bien amicalement.
Thierry
De nombreux textes y sont déjà et un forum est à votre disposition pour vous faire part des différents concours.
A bientôt peut-être
Pourquoi pas ?
En revanche, je suis opposé à toute idée de concours. La compétition fleurit de toutes parts. Par pitié, laissons les artistes cultiver leur jardin en paix.
Thierry
Comme je ne viens plus que très rarement sur mon blog de poèsie, je ne viens de m'appercevoir de votre commentaire qu'aujourd'hui, voila le pourquoi de cette réponse tardive...
Je viens donc de découvrir votre travail et je le trouve magnifique. Je reviendrais assurément lire toute votre poésie.
A bientôt et merci pour vos compliments au sujet des écrits de ma fille...
Bonjour Patrick,
Merci pour votre passage sur mon blog. Je pense en effet que votre fille possède beaucoup de talent.
Bien cordialement.
Thierry
Merci beaucoup.
Thierry