Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 16:45

 

 

 

 

 

La Blessure des Mots

(recueil de 130 poèmes)

 

 

 

Chers amis lecteurs,

 

Mon livre est en consultation gratuite mais vous pouvez l'acheter au prix modeste de 5 euros.

Par ce geste, vous contribuerez à la valorisation de la création artistique contemporaine. 

 

Merci à tous.

 

Thierry CABOT

 

 

  http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

 

 

 



 

 

 


 

 

 

 


 


 


 


 

 


 


 





 

 

Par Thierry CABOT
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Commentaires

Cher Thierry,



Votre poème est publié. Je l'ai beaucoup aimé, ainsi que le titre de votre recueil que j'aimerais beaucoup me procurer : "LA BLESSURE DES MOTS", insoutenable blessure en effet que celle du Verbe fait pour la création et dont la simple gravure sur une page d'écriture exprime la déchirure, la numérisation ne faisant rien à l'affaire... Gravure est déchirure, la page d'écriture a acquis un relief par ces mots nés du manque. On ne crée pas, on n'écrit pas parce qu'on est déjà dans l'abondance. L'abondance abonderait la page dans la candeur de sa blancheur. On crée pour se purifier, un peu comme on rejette l'air que l'on expire. Espérons que Dieu ait aspiré à nous, que nous soyons les fruits de Son inspiration : nous n'en sommes pas moins nés de l'"expire" divin. Tant qu'il y aura des mots pour se perdre en paroles comme votre serviteur y est torrentiellement passé maître, l'esthétique ne saura trouver meilleure part que de naître d'un certain désespoir. On flagelle sa méditation en sachant mieux s'appesantir sur le "mal des passions" qu'on ne sait parler du bonheur, qu'on ne sait rendre la joie. C'est de l'impureté et de l'impudicité d'écrire que naît la beauté qui transcende le monde et soulève l'âme.



vous réussissez la prouesse d'écrire en alexandrins cinématographiques, avec des réminiscences (du moins sont-ce celles que j'ai cru percevoir, mais je ne lis malheureusement pas assez de poésie) des "PETITES VIEILLES" de Baudelaire et de "MIGNONNE ALLONS VOIR SI LA ROSE" de Ronsard.



Premier plan : dans "l'unité de lieu" qui vous sert de décor, ("Toulouse (qui) rit toujours dans le beau soleil roi)", vous attendez votre bien-aimée sur un quai de gare : elle a dû rouler de nuit. On est au petit matin. Vous-même êtes au sortir de "l'enfance" et "Des houles de joie ivre incendiaient (vos) reins". Peut-être, de son long voyage pour venir jusqu'à vous, se réveille-t-elle comme vous d'un "rêve sans défense" et ses yeux luisent-ils de sommeil. Mais c'est "(le sourire) de (son) pas" qui vient à vous, "resplendissant". vous l'auriez volontiers accueillie "titubante" de fatigue : vous auriez de votre amour sublimé sa fatigue, étant, à vous deux, vous, avec vos "bras tendus au point de soulever le monde", "le miroir béni de toute chose". Mais vous ne saviez pas qu'en fait d'être un "miroir béni", vous étiez un "miroir" des nuits et des destins qui, après la génération de l'amour, s'usent dans l'"(amertume)" de sa corrosion. Mais au lieu que ce soit le rêve de votre aimée qui "(titube)" jusqu'à vous, las d'une longue nuit de voyage, ce n'est qu'une "PETITE VIEILLE" telle que Baudelaire les a décrites, une "petite vieille" qui met peut-être le comble à son grand âge en sortant d'une nuit sordide qui lui a encore un peu plus abîmé le corps :

"Et nul regard ne vint arracher cette femme

Au néant qui bientôt lui mangerait le corps…" : nul regard et surtout pas le vôtre, "o couple aveugle au temps dont saigne l'ombre infâme", couple mythique dont la jeunesse de l'éternel féminin "coulait en lumineux accords", couple absorbé dans sa propre contemplation qu'une longue attente a ravivée :

"Les chatoiements de l’heure embellissaient nos mains.".

Les retrouvailles, voilà un désir que la satisfaction ne trompe pas.



Et puis vous revoilà, vous tout seul, "le même quai plus tard", dans la désillusion de l'âge avançant, tandis que "Irréelle et chantant, la fière ville rose

Alignait ses toits purs et ses féconds chemins."



A présent, c'est vous qui titubez. On sait que vous ne nous ne nous auriez pas infligé le déplaisant spectacle de nous présenter, vous revenant titubante,celle que vous aimâtes et dont on dirait que vous attendez le retour. Votre couple s'est défait, ainsi que s'usent les amoures, mais l'amertume ne vous a pas rendu vulgaire. que peut-on espérer du retour d'un amour perdu ? Non pas ce que Ronsard ou ce que Corneille promettaient en séducteurs éconduits à leurs égéries, muses qui se refusaient : d'un amour perdu, on peut espérer qu'il restaurera en un rêve de joie presque réalisé la nostalgie de ce que l'on n'a pas vécu ensemble.



Mais c'est ici que vous vous montrez fin scénariste, nous ménageant l'effet de surprise d'un coup de théâtre qui achève la tragédie sans rider la femme que vous avez pour toujours parée des attraits de votre premier amour : au lieu de votre couple dont on attendait la reformation, "oh brûlure assassine", tout "pareil au (vôtre), un couple unit ses voeux tremblants", entraînant l'abattement du poète.



Seul regret : fallait-il que votre chute soulignât au risque de l'alourdir ce qui est moins le tragique du destin d'un amour brisé que la mélancolie de son inévitable inassouvissement dans la réalité, qui est le contraire de l'idéal ?



Merci pour ce beau cadeau poétique.



Julien Weinzaepflen
Commentaire n°1 posté par Julien Weinzaepflen le 11/05/2010 à 17h03

Cher julien

Merci pour votre analyse à la fois fine et pertinente. Vous avez parfaitement mis en lumière les ressorts de cette oeuvre.

Bien amicalement.

Thierry

Réponse de Thierry CABOT le 11/05/2010 à 17h35
Merci pour ce blog il est très étonnant
Commentaire n°2 posté par lolo le 14/05/2010 à 12h02

C'est moi qui tiens, Lolo, à vous remercier pour votre visite.

Bien amicalement.

Thierry

Réponse de Thierry CABOT le 14/05/2010 à 12h46
J'ai trouvé votre blog par hasard et je l'aime beaucoup. et je vous souhaite une bonne continuation.
Commentaire n°3 posté par voyance le 14/05/2010 à 12h03

Merci beaucoup. Vos mots m'ont touché.

Amicalement.

Thierry

Réponse de Thierry CABOT le 14/05/2010 à 12h45
Merci pour ce blog :)
Commentaire n°4 posté par voyante le 14/05/2010 à 12h09

Merci pour votre passage.

Amicalement.

Thierry

Réponse de Thierry CABOT le 14/05/2010 à 12h49
Pas simple de percer dans le domaine de la poésie de nos jours. Un courage et un talent a saluer!
Commentaire n°5 posté par marie le 08/07/2010 à 16h56

Merci beaucoup, Marie.

Votre commentaire fait vraiment chaud au coeur.

Thierry

Réponse de Thierry CABOT le 08/07/2010 à 19h01
Où puis-je vous écrire ? Je vous ai lu et aimerais vous envoyer l'un de mes poèmes.
Commentaire n°6 posté par Noëmie le 02/10/2010 à 09h11

Noémïe Claudon, âgée de vingt ans, vient de porter à ma connaissance un de ses poèmes. Je ne puis ici qu'encourager un talent qui, de toute évidence, ne cessera de s'affirmer au fil des années. Dans cette oeuvre en effet, j'ai senti une vraie présence poétique où se révèle déjà la plume d'un écrivain prometteur.

Chers lecteurs, découvrez là :

Corps acajou

Approche un peu et mords ma chair tuméfiée,
Transforme mes ardeurs, rends-les impénétrables,
Mon mutisme immobile est un cri révolté,
Et les mots me mutilent, et les saisons m'accablent.

D'où vient, dis-tu, cette tristesse lascive
Qui s'attarde en un coeur qui a cessé d'aimer ?
C'est une prière au Ciel, une langueur maladive
Qui scellent mon rêve au glas et ma vie au gibet.

Approche donc et fends cette cervelle éteinte,
Mon âme éviscérée pleure un monde révolu,
La candeur de mes jours, cette fêlure émue
N'est plus qu'un feu éteint, le sanglot d'une plainte.

Aujourd'hui je peux dire que l'Absence a tout pris,
Et rien ne me rendra ces espoirs bienheureux,
Brise ce corps acajou, fais taire l'agonie,

Et pose sur mes yeux deux baisers vénéneux.

 

 

Réponse de Thierry CABOT le 02/10/2010 à 11h43
Super article! j'en parlerai à mes clients
Commentaire n°7 posté par arnaud le 31/05/2011 à 14h25
Très jolis écrits. Bien agréable de passer lire vos pages.

Elie

http://elieweb.free.fr
Commentaire n°8 posté par Elie le 05/10/2011 à 21h24

En passant sur votre site, l'occasion m'a été offerte d'apprécier vos poèmes.

Merci pour votre message.

En toute amitié.

Thierry

 

Réponse de Thierry CABOT le 06/10/2011 à 06h18
Blog(fermaton.over-blog.com).No.18- THÉORÈME NELLIGAN.
POÉSIE ET MATHÉMATIQUES ?
Commentaire n°9 posté par clovis simard le 19/11/2011 à 12h27
Bonjour, j'aime vraiment tout vos poèmes, et je pense votre recueil digne de devenir un classique ! Dommage qu'il ne soit pas disponible en papier, cela m'embête un peu ! Qu'importe, cela n'enlève rien à votre talent !
Commentaire n°10 posté par Olivier le 01/12/2011 à 19h30
j'espère que vous n'abandonnez pas votre plume elle est magnifique un vrai plaisir de passer par là à nouveau, continuez d'écrire j'aime votre écriture voici mon blog si vous voulez passer un jour que le temps vous le permer bien entendu. Nouria http://nouria57.skyrock.com/
Commentaire n°11 posté par Nouria le 31/01/2012 à 12h17

Chère Nouria,

Merci pour votre invitation. C'est avec plaisir que je découvrirai votre blog.

A bientôt.

Thierry

Réponse de Thierry CABOT le 31/01/2012 à 21h54

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