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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 14:48

Mots clés de " La Blessure des Mots " : lyrisme, versification , prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité.




Horrible temps ! La vie en miettes s'effiloche.
Bien des couples, ce soir, tremblent d'être à genoux.
Ma femme, oublie un peu ce qu'il advient de nous :
Une image engloutie entre deux sons de cloche.

Dans les plis du silence où je me suis lové,
Rejoins-moi par les yeux, caresse-moi par l'âme
Et dis-moi qu'il n'est rien, ô ma fleur, ô ma flamme !
Que tu ne puisses dire à mon coeur éprouvé.

Comme un bel oisillon, ris, tournoie et voltige
Au-delà des fléaux, loin des peuples hagards ;
Décoche-moi, secrète, un de ces chauds regards
En lequel j'aie au moins quelquefois le vertige.

Me voilà nu, blessé, famélique et transi,
N'ayant que toi, mon ange adorable de force,
Toi qui soutiens ma nuque avec ton jeune torse
Et brûles d'habiter le mal qui m'a saisi.

Les rêves se sont tus, la lumière est absente.
Peut-être enfin saurai-je accueillir le repos.
Mon front glacé, vois-tu, s'afflige à tout propos.
Viens y coller sans bruit ta bouche frémissante.



Poème extrait de " La Blessure des Mots "

http://www.elpediteur.com/catalogue.htm#cabot

 

 

http://www.ecume-des-mots.com

















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Published by Thierry CABOT
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commentaires

Johanne 09/11/2010 23:03


Cher Thierry, je suis émerveillée de constater à quel point les gens vous admirent!!! Maintenant vous pouvez me rejoindre directement et si vous désirez me transmettre votre adresse de courriel
j'en serais plus que ravie!!! Je vous embrasse...Johanne


Thierry CABOT 09/11/2010 23:42



Je vous la communique immédiatement. Bien amicalement.


Thierry



josy 27/02/2010 20:14


Quoi dire de plus : QUE C'EST MAGNIFIQUE

Auparavant, pour moi la poésie, je dois me " confesser"...n'évoquait que la beauté des mots , là j'imagine les personnages et c'est beau. JoSY


Tony Yves 07/02/2010 11:01


je vais cesser là de donner du monsieur non par manque de respect bien au contraire mais pour être plus cordial et me permettre de vous appeler Thierry Le temps est certainement le plus grand
ennemi du couple

Le temps qui passe
Laisse des traces
Le temps nous casse
Sans fin hélas


Thierry CABOT 07/02/2010 11:31


Le temps, Tony, est hélas ! l'ennemi de beaucoup de choses. La terrible chanson de Léo Ferré le dit admirablement bien.
Merci pour vos vers qui disent tout.
Bien amicalement.

Thierry


Jacqueline 01/02/2010 23:15


Vous lire est un plaisir, aussi suis-je heureuse de mettre votre site à l'honneur en février sur la page index de mon site.
Chaleureusement.
Jacqueline


Thierry CABOT 01/02/2010 23:57


Encore une fois, merci beaucoup, Jacqueline.
Cela fait toujours chaud au coeur de toucher la sensibilité de ses soeurs et frères en humanité.
Bien amicalement.

Thierry


Frédéric Bruls 07/01/2010 23:16


Superbe poème classique ! Je suis vraiment touché par la grâce de ces vers si musicaux. Vous alliez une technique parfaite (ce qui est rare aujourd'hui) à une authentique sensibilité. Dieu sait
qu'il est difficile d'écrire des vers réguliers sans sombrer dans la lourdeur prosaïque ou le maniérisme poétique. C'est là les deux écueils les plus courants en classique, et vous les esquivez
merveilleusement. Je n'ai pas encore lu tous vos poèmes, loin s'en faut, mais les quelques vers de vous qu'il m'a été donnés de lire ici me donnent à penser que la poésie versifiée, si musicale, si
parfaitement rythmée, n'est pas prête à rendre les armes. C'est une telle jouissance, à la fois esthétique et intellectuelle, de venir à bout des ces" gênes exquises" dont parle si admirablement
Valéry. Moi-même, je m'essaie à l'écriture de sonnets de facture classique, et rien n’est plus enchanteur pour l’esprit que d’œuvrer à l’expression de sa pensée la plus intime par le jeu infini des
combinaisons que nous permet l’art de la prosodie…
C’est en tentant d’imiter nos illustres aînés qu’on prend le mieux conscience de l’immensité de leur génie. (Rires)

Toutes mes sincères et chaleureuses félicitations pour ce blog et votre talent.

Bien à vous


Thierry CABOT 07/01/2010 23:39


Frédéric,

Votre chaleureux commentaire m'a particulièrement touché.
Si vous écrivez des sonnets, il me serait fort agréable de les connaître.
Merci beaucoup pour votre visite.
Bien cordialement.

Frédéric Bruls vient justement de porter à ma connaissance un de ces sonnets, et je souhaite que son beau talent puisse être découvert et apprécié par les visiteurs de ce blog.

Voici son poème :

Paysage supplicié

Comme un être oublié sous le grès du gisant, 
Un jour bas frappe en vain sur les longs bancs de brume… 
Le glas, d’un tintement d’horreur et d’amertume, 
Forge au loin le malheur d’un cœur agonisant… 

Rien ne vibre de vert ici, ni de vivant :


La forêt se transforme en un charnier qui fume…


Le lac file un linceul de colère et d’écume


Au soleil exilé, sur ses bords dérivant…



A l’horizon pendus, tels des sondes perfides


Au bras du condamné, des nuages livides


Instillent leur poison en un noir rituel…

Et, flagellant sans fin le dos brun des ramées,


Les sangles d’un vent blanc, persifleur et cruel,


Arrachent des lambeaux de leurs chairs affamées...


 



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  • : Il réunit des textes extraits de mon oeuvre poétique intitulée : " La Blessure des Mots "
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