Mots clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité
Il n'est rien d'affligé que partout je ne sente.
Un vent de nulle part cingle les longs faubourgs.
Je marche comme on crie, hâve dans l'heure absente,
J'erre comme on vacille au choc de voeux trop lourds.
Autour de moi, la brume à la vague incessante
Forme une nappe trouble aux sanglotants contours ;
Le froid, taillant l'espace avec sa main puissante,
Sur mon dos fait gémir ses aveugles crocs sourds.
Là, fourbu, grelottant, où l'absurde me mène,
Je vois soudain crouler toute la race humaine
Et s'élargir sans fin le trou noir du tombeau.
Mais un je ne sais quoi, désespérément, vibre ;
L'écume d'un atome, une larme du beau,
Ce simple mot fameux répété : " libre ! libre ! "
Poème extrait de " La Blessure des Mots ".
Retenu pour une deuxième édition en préparation
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Par Thierry CABOT
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