Dimanche 22 juin 2008



Mots  clés de l'oeuvre : lyrisme, versification, prosodie, soutien de Paul Guth, poésie d'aujourd'hui, émotion, sensibilité 



Il n'est rien d'affligé que partout je ne sente.
Un vent de nulle part cingle les longs faubourgs.
Je marche comme on crie, hâve dans l'heure absente,
J'erre comme on vacille au choc de voeux trop lourds.

Autour de moi, la brume à la vague incessante
Forme une nappe trouble aux sanglotants contours ;
Le froid, taillant l'espace avec sa main puissante,
Sur mon dos fait gémir ses aveugles crocs sourds.

Là, fourbu, grelottant, où l'absurde me mène,
Je vois soudain crouler toute la race humaine
Et s'élargir sans fin le trou noir du tombeau.

Mais un je ne sais quoi, désespérément, vibre ;
L'écume d'un atome, une larme du beau,
Ce simple mot fameux répété : " libre ! libre ! "


Poème extrait de " La Blessure des Mots ".
Retenu pour une deuxième édition en préparation



http://www.visual-pagerank.fr
http://www.toulouseblog.fr  








  
Par Thierry CABOT
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Publicité

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
création de blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus